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Grande soirée-débat « Développement Durable connaît pas la crise »
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CAP21 PACA

CAP21, parti du Déveveloppement Durable affilié au Mouvement Démocrate vous invite à le rejoindre en PACA dans les différents départements :

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Mercredi 27 juin 2007

Ce samedi 23 juin, les dirigeants européens ont réussi à trouver un accord pour sortir de l’impasse institutionnelle dans laquelle l’Europe était plongée depuis le double non franco-néerlandais au projet de traité constitutionnel. Le moteur franco-allemand bien huilé ne s’est pas grippé et a pu emporter la décision par une répartition intelligente des rôles.

Pour autant, ce traité simplifié sur le fonctionnement de l’Union n’a en réalité de simple que le nom comme a pu le souligner le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

Quelle analyse peut-on en faire ?

En premier lieu, ce Traité ne comporte plus de préambule ni les symboles proposées dans la Constitution, alors qu’ils donnaient un sens réel à la citoyenneté européenne. La libre concurrence et non faussée disparaît aussi des objectifs de l’Union.

Il reprend par contre les principaux changements institutionnels :
· La mise en place d'un président permanent de l'UE
· Un représentant de la politique étrangère, et
· De nouvelles compositions du Parlement et de la Commission dans une Union élargie.

A la demande du Royaume Uni le "ministre européen des affaires étrangères" change de titre au profit de "haut représentant de l'Union pour la politique étrangère et la sécurité".

Celui-ci présidera de façon permanente les réunions ministérielles et occupera également le poste de vice-président de la Commission, fusionnant les fonctions du Haut représentant, Javier Solana, et celles de la commissaire chargée des relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner. Le haut représentant de la politique étrangère sera soutenu par un service d'action extérieure composé de diplomates européens et nationaux.

Autre élément de satisfaction, la Charte des droits fondamentaux devient juridiquement contraignante. Malheureusement elle ne s’appliquera pas au Royaume-Uni qui craint que cette charte remette en cause la flexibilité du marché du travail britannique. Parmi les nouveaux éléments introduits figurent une séparation plus stricte entre l'UE et ses Etats membres, un plus grand pouvoir accordé aux parlements nationaux et la possibilité de mener une coopération policière et judiciaire plus étroite en matière pénale.

Le système de vote à la double majorité, requérant l'assentiment de 55% des Etats membres et 65% de la population européenne et par conséquent favorisant les grands Etats membres, a été reporté à la demande de la Pologne en 2014, lorsque l'UE aura établi la planification de son budget à long terme pour la période 2014-2020. Le nouveau système de vote s'appliquera pendant une période de transition entre 2014 et 2017, mais tout Etat membre pourra encore exiger que l'ancien système de vote soit utilisé s'il le souhaite. De plus, une clause spéciale complexe, une « usine à gaz » facilite la formation d'une minorité de blocage au cours de cette période.

La Pologne a également réussi à obtenir une clause de solidarité en matière d'énergie, soulageant ses préoccupations concernant les relations difficiles avec la Russie.

Reste maintenant à écrire dans le détail l’accord politique et à le faire adopter en conférence intergouvernementale.

Alors cet accord est évidemment mieux qu’un échec. La France reprend son rang en sortant d’une période de frilosité politique sans précédent, l’Europe reprend confiance. L’enjeu est désormais de la rapprocher véritablement du citoyen.

Eric Delhaye
Porte-parole de CAP 21

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Vendredi 8 juin 2007



A la veille du Conseil européen des ministres de l'agriculture, Corinne Lepage écrit à Christine Lagarde et à Alain Juppé

Lettre à Christine Lagarde
Lettre à Alain Juppé

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Jeudi 31 mai 2007

Suite au décès de Jean-François Knecht, conseiller général du 11ème canton de Nice une élection cantonale partielle se déroulera les 10 et 17 juin.
Frédéric CARREZ, délégué CAP21 pour Nice sera le candidat UDF-MoDem à cette élection. Il est bien entendu soutenu par CAP21 et Corinne LEPAGE.
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Vendredi 18 mai 2007

Membre fondatrice du Mouvement Démocrate, l'écologiste Corinne Lepage a refusé hier un poste de secrétaire d'Etat proposé par Bernard Kouchner par « fidélité à ses conviction », considérant que le gouvernement Fillon n'est pas un gouvernement d'ouverture. Souhaitant se consacrer à la formation du Mouvement Démocrate, elle s'est proposée comme chargée de mission sur le Développement durable à l'international. Elle s'inquiète par ailleurs du nouveau ministère de l'Ecologie et de son ministre, qu'elle a connu peu soucieux des enjeux environnementaux.


Marianne2007.info : Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères et européennes, vous a proposé hier d'être secrétaire d'Etat chargé de la Coopération, du Développement international, de la Francophonie et des Droits de l'homme. Pourquoi avoir refusé ?
Corinne Lepage : C'était très honorifique et très intéressant. Cependant j'ai décliné cette proposition parce que, compte tenu du contexte, je considère que nous ne sommes pas dans un gouvernement d'union nationale mais plutôt dans un gouvernement qui cherche des personnalités et je juge qu'on doit mener une réflexion plus large. Je ne suis pas dans une opposition radicale et j'ai donc dit à Bernard Kouchner que j'étais prête, s'il le souhaitait, à accepter une mission sur le développement durable et les relations Nord-Sud, qui sont des sujets que je connais.

François Bayrou ne risque-t-il pas de vous reprocher l'offre que vous avez faite à Bernard Kouchner ?
Tout cette discussion s'est faite en parfaite transparence avec lui. Participer à une politique gouvernementale et accepter une mission d'intérêt général sont deux choses totalement différentes.

En écartant cette offre, n'avez-vous pas peur d'avoir compromis toute chance d'obtenir un ministère sous la présidence Sarkozy ?
C'est possible. La route sera longue mais j'ai une certaine idée de l'éthique en politique et de la fidélité à mes convictions. J'attends de voir, au-delà des espérances que font naître l'ouverture actuelle, quelles sera la réalité des décisions politiques.

Vous avez été la ministre de l'Ecologie d'Alain Juppé qui est aujourd'hui ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable. Que pensez-vous de cette nomination ?
Je ne veux pas faire de procès d'intention et j'attends de voir le périmètre réel de ce ministère. Mais vu le poids relatif du développement durable, d'une part, et des transports et de l'énergie d'autre part, je m'inquiète des arbitrages qui seront faits entre ceux qui voudront construire des routes et ceux qui voudront promouvoir les énergies propres.
Sur le ministre lui-même, il a dit que son séjour au Canada lui avait ouvert des perspectives sur l'environnement. Ce n'est pas l'impression qu'il m'avait fait en tant que Premier ministre. Mais là encore, je lui laisse le bénéfice du doute sur le fait qu'il ait changé : il faudra voir les décisions qui seront prises.

Quelles sont vos projets politiques dans l'immédiat ?
Ma priorité est de travailler à la construction du Modem. Mon engagement auprès de François Bayrou est entier, d'autant plus que ce nouveau parti réunira beaucoup de gens issus de l'écologie.

Vendredi 18 Mai 2007
Propos recueillis par Sylvain Lapoix
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Vendredi 16 mars 2007

Corinne LEPAGE commente la campagne sur le Web et prend position en faveur des class actions et du vote en ligne.

Philippe Crouzillacq et Marie-Noëlle Grimaldi , 01net., le 13/03/2007 à 19h10
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Lundi 12 février 2007
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Lundi 24 juillet 2006

Marseille le 21 juil 2006 (AFP) - 21h45
Incendie dans le Var et les Bouches-du-Rhône: 200 hectares partent en fumée

Environ 200 hectares de pinède et de garrigue ont brûlé vendredi dans le Var et les Bouches-du-Rhône au cours d'un incendie, maîtrisé dans la soirée, qui a été causé accidentellement, selon les premiers éléments de l'enquête. "Le feu est fixé, il ne progresse plus et il ne reste plus qu'à traiter des points résiduels", ont indiqué à l'AFP les pompiers du Var et des Bouches-du-Rhône vers 21H30. D'importants moyens humains et matériels avaient été déployés pour maîtriser l'incendie : près de 700 pompiers, huit canadairs, cinq trackers, deux bombardiers d'eau Dash 8 ainsi que des hélicoptères et des véhicules terrestres. Le feu a débuté vers 15H15 à Saint-Zacharie (Var), un village du massif de la Sainte-Baume. Dix personnes d'un hameau voisin ont été brièvement évacuées par précaution mais ont pu regagner leur habitation dès le début de la soirée, ont précisé les gendarmes. Le feu qui a gagné le département des Bouches-du-Rhône n'a pas menacé d'autres zones habitées.

Selon les premiers éléments de l'enquête, il a été causé par une étincelle venue de la disqueuse-meleuse d'un menuisier. L'étincelle a mis le feu à des herbes sèches et l'incendie s'est ensuite propagé très rapidement malgré l'absence de vent, ont indiqué les gendarmes. Le menuisier a été placé en garde à vue vendredi soir à la brigade de gendarmerie de Saint-Zacharie pour "incendie involontaire par négligence ou imprudence". La préfecture de la région Provence Alpes Côte d'Azur a précisé que des moyens militaires seraient déployés dans la région et en Corse ce week-end pour renforcer la surveillance des massifs alors que de nombreux départements du sud-est sont placés en vigilance orange canicule. En 2005, près de 200 incendies se sont déclarés dans le seul département des Bouches-du-Rhône détruisant près de 2.259 hectares.

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Jeudi 8 juin 2006

Pour une citoyenneté européenne concrète
Mobilisons- Nous !

Pour donner corps à la citoyenneté européenne par un projet concret, nous demandons la création d’un service civil européen.

Ce service civil européen doit permettre à chaque jeune Européen qui le souhaite de s’engager dans un projet de solidarité (actions culturelles et de protection du patrimoine, actions de protection de l’environnement, actions humanitaires en terrain de crise en cas de catastrophes naturelles ou industrielles, actions de protection civile, actions associatives et sociales…) dans un autre pays que le sien.

Ce service, au sein d’équipes de jeunes volontaires d’origines et de compétences différentes, doit offrir à chaque jeune, étudiant ou en recherche d’emploi, l’opportunité de vivre une expérience réellement européenne, de six à douze mois, au service d’une action collective sur le territoire de l’Union européenne.

Cet « Erasmus de la solidarité » devra être reconnu par les pouvoirs publics nationaux comme expérience professionnelle qualifiante, cofinancé par l’Union européenne et officiellement sanctionné par un certificat reconnu dans toute l’Union européenne.

Parce que nous souhaitons que chaque jeune européen ait l’opportunité concrète et réelle de vivre une expérience dans un pays européen différent, nous demandons aux autorités nationales et européennes d’instituer un service civil européen, complémentaire des échanges universitaires et professionnels existants.

Pour l'Europe de la solidarité et de la citoyenneté, je signe !

http://www.mouvement-europeen.org/petition.php

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Mercredi 1 juin 2005

LES HOLLANDAIS DISENT NON AU TCE :

 

« Plus que jamais, nous avons besoin d’Europe »

 

 

par Benoît PETIT, Délégué départemental CAP 21 Bouches-du-Rhône

 

 

Les Pyas-Bas viennent de dire NON à la Constitution Européenne à plus de 63% - avec un taux de participation de plus de 62 %.

 

Il semblerait que le séisme politique français ait été suivi par un autre séisme de même ampleur en Hollande. Mais le second est-il la réplique du premier ? Sont-ils, tous deux, de même nature, véhiculant les mêmes messages ?

 

Le NON hollandais était porté par sensiblement les mêmes pôles politiques qu’en France : la droite populiste de Geert WILDERS, et la gauche radicale incarnée par le parti socialiste (groupuscule beaucoup plus à gauche que les sociaux-démocrates), et quelques mouvements protestants rigoristes.

 

En revanche, les messages véhiculés étaient bien différents de ceux exprimés en France :

 

-         la peur de perdre leurs acquis libéraux – non pas au sens économique du terme, mais au sens sociétal : mariage homosexuel, tolérance au cannabis, avortement, euthanasie contrôlée, …

-         la peur de l’immigration via l’intégration de la Turquie

-         le passage difficile à l’euro

 

La question sociale n’a donc pas été ressentie comme une préoccupation hollandaise.

En réalité, cela prouve que les Etats membres ont tous des problématiques différentes à l’égard de l’Europe ; la source des crises que nous vivons dans chacun de nos pays est d’avantage l’échec des politiques nationales que l’Europe.

 

 

Les NON français et hollandais ont toutefois une chose essentielle en commun : ils font la preuve que plus que jamais, nous avons besoin d’Europe, quelque soit notre pays. Non pas plus d’Europe dans le sens d’une intervention politique … mais dans le sens d’identité européenne.

 

Nous ne connaissons rien de nos partenaires, ni leurs histoires, ni leurs organisations politiques et juridiques, ni leurs problèmes, ni leurs craintes, ni leurs rêves, ni leurs réussites !

 

Nous ne connaissons rien des bienfaits que nous a apporté l’Europe depuis 1957, notamment dans les domaines sociaux et environnementaux.

 

 

Nous avons été tellement présomptueux depuis 50 ans : nous pensions être européens, parce que nous pensions ETRE l’Europe ! Nous n’avons pas accepté l’idée que la construction européenne est le résultat d’un compromis permanent, qui nécessite le dialogue et la compréhension de nos partenaires.

 

Nous étions les dépositaires des rêves des Fondateurs, qu’en avons-nous fait ?

 


Nous avons versé dans la peur du plombier polonais, sans penser que les polonais pouvaient également avoir peur des clients français. Nous avons versés dans l’anti-libéralisme primaire sans penser à nos partenaires qui viennent juste de sortir des horreurs communistes.

 

La faute à qui ? A tout le monde, à chacun d’entre nous ! Aux politiques pour nous avoir plongé dans l’obscurantisme européen, et pour avoir forgé le mythe de l’Europe ‘bouc-émissaire’. Aux médias, pour avoir amplifié les imbécilités des politiques. A nous enfin, pour avoir cru les médias et les politiques.

 

La crise européenne que nous vivons actuellement est celle d’un système politique dans son ensemble. L’enjeu de demain est de construire enfin cette Europe dont les européens rêvent depuis la dernière guerre ! Tout est possible, à condition de le vouloir, main dans la main avec nos partenaires.

 

Plus que jamais, nous avons besoin d’Europe. Plus que jamais l’Europe à besoin de nous. Plus que jamais, le monde à besoin d’une Europe unie, qui regarde a 25 l’avenir qui s’offre à nous.

 

 

 

Nota : CAP 21 entend bien poursuivre le débat dont se sont saisis les Français avec passion et envie. Nous entendons continuer à organiser des occasions de débattre, comprendre et construire ensemble autour de l’idée européenne.  

 

 

Abonnez-vous à notre newsletter pour connaître les prochaines manifestations de notre mouvement, en PACA.

 

 

 
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Lundi 30 mai 2005

TCE

REACTION DE

BENOIT PETIT, DELEGUE REGIONAL ADJOINT CAP 21 PACA

suite à la victoire du NON lors du référendum sur la Constitution européenne.

 

 

 

Je tiens d’abord à remercier chacun de ceux qui, quelque soit leurs choix – OUI, NON et votes blancs et nuls –  se sont mobilisés autour de l’enjeu de l’Europe : près de deux électeurs sur trois se sont exprimés au terme de cette campagne, ce qui confirme que la France n’a jamais perdu foi dans la Démocratie.

 

Merci également à la France du ‘OUI’ ! Vous avez exprimé votre attachement au rêve européen des Pères Fondateurs de 1957. Vous avez compris que l’Europe était d’abord née autour d’une construction économique commune et que cela avait permis aux nations, meurtries par les abominations de la guerre, de retrouver une place de premier rang dans le jeu international. Vous avez réalisé qu’il était temps désormais de construire une Europe politique, qui replace le citoyen au cœur du processus de décision. Vous n'avez pas renoncés à imaginer la construction d’une Europe sociale et environnementale sur les bases de ce que proposait la Constitution.

 

Ensemble, nous avons la responsabilité de continuer à porter sur nos épaules cette magnifique idée qu’est l’Europe. Ce référendum est la preuve évidente que la France a besoin d’Europe plus que jamais !

 

Celles et ceux qui ont voté NON ont exprimés plusieurs messages auxquels il convient de répondre.

 

1 - Il est évident que la politique menée par le gouvernement, sous l’autorité du Président de la République, a fortement contribué à aggraver une situation sociale et environnementale déjà alarmante. Le revers des régionales, des cantonales, des sénatoriales et des européennes n’ont pas remis en cause les orientations défendues par la majorité présidentielle. L’obstination à conserver un gouvernement aussi profondément désavoué a conduit à plomber le texte soumis à référendum.

 

Corinne LEPAGE et CAP 21 avaient demandé au Président d’annoncer des engagements de ne pas se représenter en 2007 et de se séparer de M. Raffarin… telle était la seule manière de déconnecter les enjeux nationaux de ceux incarnés par la Constitution. Le chef de l’Etat porte une lourde responsabilité dans l’issue de ce scrutin.

 

2 – La question de l’orientation libérale de l’Europe a été clairement posée par les Français. Doucement bercés par des prêcheurs de contre-vérités, nos concitoyens se sont trompés de question.

 

La question n’est pas de savoir s’il convient ou non de changer de système économique. Non seulement cela impliquerait de sortir de l’Europe – puisque l’Europe s’est construite autour d’un modèle économique commun depuis 1957 -, mais en outre, nous serions dangereusement isolés sur la scène internationale, militaire et économique.

 

Le problème est de savoir s’il est possible d’orienter l’économie de marché vers des objectifs sociaux et environnementaux fondamentaux pour notre avenir. Or ces choix doivent être déterminés par le peuple, autour d’institutions démocratiques conçues pour faire prévaloir leur voix.

 

Les organisations de gauche ayant appelé à voter NON ont d’ores et déjà formulé des exigences immédiates : ATTAC a publiquement appelé à ce que la France demande la suspension de l’ensemble des directives communautaires en voie d’élaboration. Or, parmi ces dernières, il faut compter par exemple la directive REACH sur les produits chimiques. Ce serait un cadeau fantastique aux lobbies des industries chimiques qui rêvent de voir cette directive enterrée.

 

Un grand nombre de nos combats environnementaux et sociaux se mènent en Europe. Certains se gagnent, d’autres méritent toute notre concentration et nos efforts. Et c’est cette voie là que nous appelons à poursuivre.

 

 

 

Le NON s’est imposé. Nous construisons l’avenir autour de cette donnée.

 

Plusieurs constats s’imposent :

 

1 l’Europe doit se doter rapidement d’une conscience politique propre. La vie politique ne peut plus être construite exclusivement à l’intérieur de nos frontières. Le dialogue avec nos concitoyens européens est primordial. Il est également nécessaire de construire cette conscience d’être européens chez chaque Français. C’est la raison pour laquelle CAP 21 et Corinne LEPAGE appellent à « agir pour valoriser les politiques européennes, faire connaître à nos concitoyens les institutions et communiquer sur la réalité des conséquences du choix français afin que puissent être vérifiés les arguments qui auront été utilisés par tous ceux qui ont convaincu les Français de leur choix »

 

 

2 – Il est temps de tirer les conclusions politiques de ce scrutin. La légitimité du Président de la République est fortement remise en question par ses mandants, le peuple. Mais au-delà, c’est l’ensemble du système politique français qui est désavoué une fois encore. Ce sont les orientations bipolaristes, la communication à outrance, les promesses non tenues qui ont été sanctionnées.

 

Il faut briser ces logiques, en « oeuvrant à la réunion des forces du centre, de la gauche modérée et de l'écologie pour créer un pôle démocrate, européen et écologiste, à l'écoute de la société civile et ouverte à toutes les forces de changement ».

 

Corinne LEPAGE et CAP 21 appellent également à « mettre en chantier, de manière transpartisane, une grande réflexion sur la refonte de nos institutions pour ériger une VIème République, reposant sur un Parlement puissant et élu à la proportionnelle, un pouvoir judiciaire indépendant et la reconnaissance d'une démocratie participative ».



Ensemble, il est temps « d’oser l’espérance » dans l’Europe !

 

 
par Délégation Régionale CAP 21 PACA publié dans : Pour une Europe forte
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