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Radio Gazelle existe depuis près de trente ans. C'est la radio de tout Marseille, dans sa diversité : on y entend des accents du Sud et du Nord, de Corse et des Comores, d'Italie et
du Sénégal, on y parle arabe et occitan, et français aussi, bien sûr.
Benoit Petit (Délégué CAP21 PACA),
François-Xavier de Peretti, Andréa Ferréol, Bruno Genzana, Brigitte Devesa, Cyril Di Méo, Arinna Latz et Stéphane Salord invitent tous les Aixois à une grande réunion réunion publique le lundi 10
décembre 2007 à 19h15 au Pasino.
En instaurant des tests ADN pour prouver une filiation
dans le cadre d’un regroupement familial, l’amendement Mariani, adopté par l’Assemblée Nationale, fait entrer la génétique dans l’ère d’une utilisation non plus simplement médicale et judiciaire
mais dorénavant dévolue au contrôle étatique.
Plus d'info
Signez la pétition
Voir la manifeste du Collectif Sigismond
A force de ne jamais recevoir de réponse, bon nombre d'aixois (résignés) avaient cessé de se poser la question. Il faut dire que depuis le début de son mandat, notre Maire et Présidente de la CPA ne s'est jamais préoccupée de ces enjeux, laissant les crises du logement et des transports gangréner la ville au plus profond de son identité.
Or du fait de l'inaction municipale, une forme de fatalisme s'est progressivement emparée des consciences... un fatalisme qui n'est plus acceptable... et qui, visiblement, n'est plus accepté ! En tout cas, c'est ce que viennent de dire les aixois (de tous bords !) réunis en colloque par Cyril Di MEO (élu municipal et communautaire Vert, candidat à la Mairie) et son association ECASE, samedi dernier à la MMSH.
Qualité des débats reconnue à l'unanimité !
Trois temps : le constat des experts, l'échange avec la société civile, et le débat entre les principaux candidats à la Mairie (précisons : ceux qui entendent incarner une alternative au système Joissains).
Chacune de ces étapes a été l'occasion d'aller au fond des sujets traités, sans tabou, sans compromission, et toujours avec la volonté de redonner au Pays d'Aix une vision d'avenir structurante et inovante.
Parmi la richesse des propositions formulées (je peux pas tout reprendre...), les idées suivantes me semblent particulièrement importantes:
1. - Le train et le tram au coeur de la prochaine révolution urbaine (moyen et long termes)
Voici le réseau de transport que nous pourrions obtenir, si l'on exploitait pleinement le réseau ferré local et son potentiel :
L'on observe avec intérêt que les principaux poles d'activité (qui génèrent chacun des flux importants de circulation routière) sont déjà reliés entre eux : Aix-en-Provence, Les Milles et Gardanne forment un premier triangle, à partir duquel il est possible d'atteindre à l'est Trets et le Var, au sud Plan-de-Campagne et Marseille, à l'ouest Vitrolles et Marignane, au nord La Calade et Pertuis.
Comme l'a confirmé Emmanuel PERREAU (architecte-urbaniste, ancien directeur de l'Agence d'urbanisme du Pays d'Aix), en exploitant pleinement la toile de rails qui cadrille déjà le territoire, il sera possible de relancer l'urbanisme et l'habitat à moyen et long terme.
Tout d'abord, elle pourra - grace à la structure qu'elle apporte - contenir l'urbanisation diffuse que nous connaissons depuis les années 70 et 80 sur l'ensemble du Pays d'Aix. A supposer que la prochaine CPA redistribue (de manière équilibrée) l'offre d'emploi, de logement et de services autour des différentes gares, ce réseau devrait profondément bouleverser et réduire les flux de voitures. L'on pourrait meme imaginer l'enrichir, en réfléchissant à des liaisons (par tramway par exemple) entre Les Milles et Plan-de-Campagne, entre Vitrolles et la Gare TGV, ou encore entre Les Milles et la Gare TGV, lesquels correspondent également à des axes très fréquentés.
Mais surtout, la relance du rail aixois répondrait à une exigence écologique et sanitaire. Ainsi que l'a très justement rappelé Jérome CICILE (ADEME), la région PACA affiche de très mauvais résultats à l'égard des objectifs de réduction des gaz à effet de serre. Et ceux émis par les transports routiers sont vertigineusement en hausse depuis 1990. Cette augmentation présupposant un usage sans cesse plus intensif de la voiture et des camions, et donc des pollutions inférées, les impacts sur la santé publique s'annoncent inquiétants.
2. - Renoncer au projet actuel de Gare Routière, et rééquilibrer les poles d'intermondalité (court et moyen termes)
Pour 2009, Maryse JOISSAINS aimerait que soit adopté définitivement son projet de nouvelle gare routière... qui n'a de nouveau finalement que l'aspect, puisque son emplacement actuel semble confirmé. Comme l'a très justement souligné François-Xavier de PERETTI (Union Pour Aix) au cours du débat, « le projet actuel est plus un projet architectural qu'un outil d'aménagement du territoire ». Quand on connait le cout de l'opération (prévisionnel, évidemment) - 28 millions d'euros HT – l'on ne peut qu'exiger son retrait pur et simple.
D'abord parce que le projet est très mal situé : le choix de l'espace Montperrin conduit à aspirer et renvoyer les flux depuis/vers les quartiers sud d'Aix (surcharge des axes « Brossolette », « Henri Mouret » et « Avenue de l'Europe »). Ensuite, parce qu'il ne s'inscrit pas dans un réseau prévisionnel global de gares routières réparties sur l'ensemble du territoire. La ville d'Aix-en-Provence aurait donc - pour le Maryse JOISSAINS (sa famille et ses amis...) - vocation à devenir le coeur de l'intermodalité en Pays d'Aix... ce qui génèrerait (paradoxalement aux objectifs) davantage de flux routiers vers Montperrin.
Un point essentiel a également été précisé par la salle et les participants aux ateliers : en matière d'intermodalité (et plus globalement en matière d'urbanisme et de mobilité), une nouvelle gouvernance doit émerger en Pays d'Aix, qui fasse participer la société civile, les prestataires de service et les entreprises.
3. - Profiter des possibilités d'extension urbaine (notamment vers la Duranne) pour concevoir des éco-quartiers (moyen et long termes)
A l'évidence, il est indispensable de créer de nouvelles zones d'habitat pour répondre à la très forte demande de logements. Si tout le monde s'accorde sur la nécessité de mener en parallèle une politique de rénovation des quartiers existants, chacun reconnaît dans le meme temps que les prévisions d'augmentation de la population - sur lesquelles se fonde le Plan Local d'Habitat – sont ridiculement basses. Ajouté à la crise du foncier, l'on voit rapidement poindre un pénurie de logements plus grave encore qu'aujourd'hui... Aix doit s'étendre pour accueillir sa population comme elle le mérite.
Meme si cette dimension n'a pas trop été évoquée lors du colloque, l'éco-construction doit etre le segment économique qui profite le plus de ce besoin d'extension. Depuis longtemps, CAP 21 milite pour que toutes les municipalités du Pays d'Aix adoptent une délibération qui impose des critères écologiques et sanitaires impérieux pour l'ensemble de leurs marchés publics : matériaux de constructions, énergie, préservation de l'éco-système... l'objectif doit etre de mobiliser, attirer et créer des éco-entreprises autour des NTE (Nouvelles Technologies de l'Environnement). C'est la condition préalable et indispensable si nous voulons hisser Aix-en-Provence au rang des villes les plus performantes du monde en matière d'éco-quartiers.
4. - Repenser en profondeur la politique de stationnement en ville (court terme)
LE grand sujet de préoccupation des aixois !! Car il va falloir faire bien plus que des parkings-relais mal conçus et des parkings géants en hyper-centre pour régler définitivement les soucis de stationnement des administrés.
La plupart des questions traduisait avant tout l'exaspération des résidents qui « galèrent » pour se garer et qui paient très cher le droit de le faire, des piétons qui n'en peuvent plus du stationnement anarchique, des écologistes qui gueulent contre les embouteillages que crééent les automobilistes en quete d'un place « pas trop loin, pas trop cher ».... Le problème de stationnement est avant tout lié au respect des droits élémentaires des administrés... pas de chance pour nous, la municipalité actuelle l'a visiblement oublié.
Il est urgent de poser les bases d'une nouvelle politique tarifaire du stationnement, qui soit enfin équitable. Il semble tout à fait possible de réfléchir à réserver des places aux résidents, à des horaires spécifiques et à des tarifs adaptés (chiche, on vise la gratuité pour les voitures les moins polluantes ?), particulièrement dans les parkings publics de la ville. Dans le meme esprit, développer une politique tarifaire adaptée aux situations sociales fragiles (étudiants, demandeurs d'emplois, personnes agées...) serait juste.
Il convient également de diversifier l'offre de transports publics, pour l'adapter plus spécifiquement aux besoins des habitants du Pays d'Aix, et réduire en conséquence les trajets en voiture et la demande de stationnement. Les bus ne sont pas forcément une réponse efficace : ils ne passent pas partout, leurs horaires sont contraignants, ils ne permettent pas de transporter beaucoup de choses, ils s'engluent souvent dans les embouteillages... Les expériences mondiales, européennes et parfois françaises ont prouvé l'efficacité de beaucoup de dispositifs : les taxis-collectifs, les vélos-taxis, la location de vélos, le covoiturage, la location « flexible » de véhicules électriques... Autant d'outils qui serons utiles pour réinventer la mobilité en Pays d'Aix.
Mais surtout, il est indispensable de répartir différement les poles d'attraction commerciale, culturelle, judiciaire, universitaire et économique (notamment en misant sur les quartiers périphériques et éloignés). Ces nouveaux aménagements peuvent contribuer à faire baisser efficacement la pression sur l'hyper-centre et centre-ville.
ZOOM SUR LA QUESTION DU LOGEMENT ETUDIANT :
Profitant de l'occasion qui m'était donnée pour interpeller les candidats présents à la tribune lors du débat final – Michel PEZET (socialiste dissident), Alexandre MEDVEDOWSKY (socialiste investi), François-Xavier de PERETTI (Union pour Aix) et Bruno GENZANA (majorité municipale dissident) - il m'a semblé nécessaire que les uns et les autres clarifient leur position à l'égard du logement étudiant sur Aix (dont chacun connait les crises qui affectent ce dossier sensible).
En fait, seul François-Xavier de PERETTI a répondu précisément à la question, les autres candidats se contentant de vagues dissertations sur les capacités foncières de la ville et l'absence de
volonté politique manifesté par la municipalité sur ce sujet. Globalement, la candidat de l'Union pour Aix propose trois leviers d'intervention : intervenir pour aider le CROUS à acquérir des
terrains, inciter les opérateurs privés à engager des actions sur le sujet, et surtout agir sur les bailleurs sociaux qui sont sous le contrôle de la ville afin qu'ils proposent des logements aux
étudiants. Surtout, il inscrit ses propositions dans une réflexion plus large sur la vie étudiante, qui tient compte en priorité du « problème social étudiant » : pouvoir d'achat, santé, accès à
la culture...
A l'occasion de la manifestation cyclosportive Les Bosses du 13 qui s'est
tenue le dimanche 16 septembre, entre Luminy et la Sainte Baume, une patrouille de 8 bénévoles fut chargée de la sensibilisation, au sein des pelotons, aux attitudes éco
citoyennes.
Leurs maillots verts, portant l'inscription Eco cyclo, se remarquait facilement parmi les participants. Courageux jusqu'au bout ils ont choisi d'empreinter le plus long parcours (170km). Certains ont même réussi de se placer dans les 20 premiers sur les 300 participants.
Nous avons pu constater tout au long du parcours que leurs présence et surveillance ont été efficaces. Pratiquement pas d'emballages, abandonnés par des cyclistes, aux abords des routes.
Mis en place pour la première fois en France cette année par Patrick François (sur la droite de la photo), président de l'Association Européenne de Cyclosport, cette initiative s'inscrit sur le plan national et international. Le plus grand rassemblement de cyclistes des Bouches du Rhône, entre 2000 et 2500 participants venus de la France, mais aussi de l'étranger, devrait avoir un impact au-delà d'une simple manifestation sportive.
Il est l'occasion de promouvoir le vélo, non seulement comme un moyen de loisirs, mais comme l'un des moyens de déplacement urbain en vue du remplacement de la voiture.
Vesna Truchetet
Déléguée CAP21 Bouches du Rhône
Depuis la naissance du MODEM et les législatives, les candidats et militants travaillent au projet. Réunions et création de groupes thématiques se succèdent. Un été studieux pour beaucoup.
La délégation départementale de Cap21 s’est investie dans cette construction et c’est principalement au sein du pôle environnement qu’ils apportent leur concours.
Une première réunion s’est tenue pour préparer les bases de travail.
Le Forum des Démocrates à Seignosse, la semaine prochaine apportera les fondations de la thématique environnementale notamment, indispensable aux projets institutionnels locaux.
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