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Vendredi 24 novembre 2006

Face à la propagande et la désinformation mises en œuvre par le pouvoir français et européen concernant le réacteur nucléaire ITER, le Réseau "Sortir du nucléaire" publie ce jour sept fiches thématiques pour faire connaître la vérité.

 

Ce dossier, baptisé "Iter : l'arnaque", comprend les fiches suivantes :

1) ITER ne produira pas d'électricité
2) ITER produira des déchets nucléaires
3) ITER mettra les riverains en danger
4) ITER : un projet destructeur d'emplois
5) ITER et le Mégajoule : doublon injustifié
6) Cadarache : séismes et danger plutonium
7) ITER : la démocratie irradiée

 

http://www.sortirdunucleaire.org/

Signer l'appel contre ITER

 

par Délégation Régionale CAP 21 PACA publié dans : ITER
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Commentaires

Consternant de connerie !

ITER est sans doute le projet le plus grandiose jamais entrepris par l'humanité.  Bien sûr, quand on préfère le retour au silex ...
commentaire n° : 1 posté par : Iblis (site web) le: 25/11/2006 00:35:18

Un projet grandiose ? Oui, sans doute au niveau de son coût.... mais pour le reste, rien n'est moins sur :


1 - voila 40 ans que les scientifiques se cassent les dents sur ce projet... aujourd'hui, aucun scientifique ne peut garantir que ITER produira les effets que l'on suppose sur papier


2 - ITER, pari scientifique hypothétique, est tellement onéreux qu'il empeche le financement d'autres projets (pas hypothétiques, ceux-là), à la fois dans le domaine des énergies propres et renouvelables, mais aussi dans d'autres domaines de la Science (cf. les déclarations de Pierre-Gilles de GENES)


3 - ITER ne résoud pas la question des déchets radioactifs... au contraire, ce projet en produit beaucoup, et est dangereux pour la sureté et l'environnement (cf. les déclarations d'un autre Prix Nobel, Masatoshi KOSHIBA)


4 - Le projet est tellement grandiose que les américains sortent du groupe d'Etats qui le financent !


5 - Evidemment, ITER n'est pas "démocratiquement grandiose", puisqu'on a décidé avant d'interroger les gens...


Mais si je vous suis bien :


- une grande partie de la communauté scientifique, dont deux Prix Nobels de physique (dont un est un farouche partisan du nucléaire) + le tissu associatif disent des conneries sur ITER


- Chirac, Joissains, Estrosi et une grande partie de la classe politique, eux, savent de quoi ils parlent et ne disent jamais de conneries....


C'est bien connu.... les politiques connaissent mieux les sciences physiques, environnementales et sociales que les scientifiques et les associatifs.... c'est bien pour ca qu'il n'y a aucun problème dans ce pays !


 

commentaire n° : 2 posté par : Benoit PETIT le: 28/11/2006 12:59:33

Iter est un projet inutile, très coûteux , qui n'aura sans doute jamais de suite industrielle.

Si un jour le prototype donne un quelconque résultat, le nucléaire basé sur la fission aura disparu depuis longtemps et on aura pris l'habitude de se passer de cette forme dangereuse de l''énergie.

Pour l'instant, nous avons 58 réacteurs, ce qui est beaucoup trop : http://futura24.site.voila.fr/futura01/nucle_react_france.htm

A moyen terme, nous aurons un déclin de la production d'uranium, malgré tous les efforts, et les réacteurs nucléaires fermeront les uns après les autre, comme les usines lors de la Grande Dépression.


commentaire n° : 3 posté par : Marceline le: 16/10/2007 23:09:50
La ZAC de Chanteprunier à Manosque repose sur une hypothèse : ITER.
Autant que :
- Sur une ambition sans doute démesurée et de toute façon irréaliste : faire de Manosque un pôle économique régional, entrant en concurrence avec Aix et Marseille. Notamment.
- Sur un non dit (ou pire, une inconscience majeure) : faire de Manosque, de façon irréversible, une cité dortoir au mépris de toute autre considération d’ordre environnementale et sans égard pour les commerces du centre ancien ni pour les riverains.
Tant et si bien que dans le cadre des prochaines élections municipales, la ZAC est d’ores et déjà devenue l’épicentre de légitimes ressentiments.

Lorsqu’en 2005, J. Chirac annonçait que la France allait «battre» le Japon et obtenir que la construction du réacteur expérimental ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) soit implantée à Cadarache, faire valoir économique de la ville, tout le monde, à juste titre, s’en est félicité. A commencer par les gestionnaires territoriaux trop heureux de pouvoir utiliser cette nouvelle pour justifier de projets hors de proportion pour une agglomération de 20 000 habitants (26 350 dans le cadre de la communauté de communes Luberon - Durance - Verdon).
La perspective créée a fait exploser le marché de l’immobilier. Pour ne pas être en reste, les élus locaux se sont mis en tête d’aménager le territoire. A leur façon.

Sur le plan scientifique, le professeur Masatoshi Koshiba, prix Nobel japonais de physique, remet en cause le bien-fondé du projet de Réacteur thermonucléaire «ITER». Le prix Nobel de physique 2002 estime qu'ITER ne remplit pas «un certain nombre de conditions, à savoir la sûreté et les coûts économiques», pour s'affirmer comme une prochaine source d'énergie quasi inépuisable. (TOKYO -AFP - le 30-01-2004)
Pour Claude Allègre (L'Express – le 30-05-2005) «L'installation à Cadarache du réacteur à fusion nucléaire est une mauvaise nouvelle pour notre recherche.» (…) Surtout pour la Provence, «où les hommes politiques, fiers, ignorants et naïfs, sont persuadés qu'ITER va leur apporter richesse, prospérité et prestige !… Malheureusement, rien de tout cela ne se produira : ITER saignera à blanc les collectivités locales et affaiblira encore un peu plus le budget de la recherche française.»
Pierre-Gilles de Gennes, prix Nobel de physique 1991, a quant à lui atomisé le réacteur ITER dans les Echos, le 12 janvier 2006. Extrait : «Je trouve que l'on consacre beaucoup trop d'argent à des actions qui n'en valent pas la peine. Exemple, la fusion nucléaire. Les gouvernements européens, de même que Bruxelles, se sont rués sur le réacteur expérimental ITER, sans avoir mené aucune réflexion sérieuse sur l'impact possible de ce gigantesque projet. Quoique grand défenseur des grosses machines communautaires, et ancien ingénieur du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), je n'y crois malheureusement plus, même si j'ai connu les débuts enthousiastes de la fusion dans les années 1960.»

Symptomatique aussi qu’au cours des deux dernières campagnes électorales, pas un mot n’ait été prononcé sur un projet dont on aurait pu s’enorgueillir à bon compte devant les électeurs. A moins que le sujet ne soit devenu tout à coup épineux.
Evidemment, tout cela ne prouve rien.
Reste que dans le meilleur des cas, pour produire vraiment de l'électricité, il faudra attendre entre 35 et 50 ans. Quant aux chercheurs Iteriens, ils ne devraient, au mieux, entrer en phase active qu‘en 2015.

Alors pourquoi avoir été aussi pressé pour aménager une zone en dépit du bon sens, de l’esthétique et des équilibres à trouver entre centre ville et périphérie ? Pour faire plaisir aux promoteurs ? Pour doper virtuellement le bassin d’emplois de Manosque et de ses environs ? Pour dynamiser le tourisme et l’identité d’une ville qui encense en permanence Jean Giono, apôtre d’une nature cosmique et généreuse ?

La municipalité de Manosque et la communauté de communes à laquelle la ville est rattachée doit maintenant digérer ses erreurs : «assumer la responsabilité et le risque financier de l’opération», assumer le fait d’avoir choisi un passage à la hussarde et la précipitation pour parvenir à des fins incertaines.

L’association Chanteprunier, regroupant habitants et propriétaires des terrains concernés dans les quartiers Bas St-Lazare, Embarrades, Chanteprunier et Moulin Neuf a donné son avis sur ce projet :
- prématuré par rapport à l’accroissement futur de la population sur les 15 ans à venir
- démesuré quant aux superficies envisagées
- contestable sur le plan environnemental
- dommageable pour l’activité marchande du centre ville (sur l’ensemble du territoire communal, la plupart des ratios surfaces totales/nombre d’habitants sont déjà supérieurs aux moyennes nationales)
De fait, ce qui est particulièrement remis en cause est la partie «zone commerciale» de cette zone d’aménagement concerté.

La création de l'école internationale et du nouvel hôpital sont vraisemblablement les seuls côtés positifs que l’on pourra retenir de cette opération mal ficelée et «imaginée» à partir de l’hypothèse «ITER».

Mais qu’adviendra-t-il si d’aventure, les chercheurs étrangers refusaient de venir habiter dans cette zone si peu résidentielle ou si, pour une raison ou une autre, il n’était plus nécessaire de faire appel à eux ? Devrait-on alors envisager de transformer les logements construits en cités HLM susceptibles de désengorger les grandes villes de la région PACA ?
Dans ce cas, les retombées d’ITER seraient effectivement incommensurables.
commentaire n° : 4 posté par : rivoli04 (site web) le: 30/10/2007 22:10:26

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