L'inondation sans conséquence grave du site du Tricastin a soulevé l'inquiétude de la fédération "Sortir du nucléaire" et du parti Cap 21.
Dans un communiqué, la première estime « nécessaire que des mesures soient faites d'urgence par des organismes indépendants comme la CriiRad, ou des laboratoires étrangers ».
Elle poursuit : « de façon générale, alors que le site nucléaire du Tricastin existe depuis près de 50 ans, il est stupéfiant que des exploitants soient surpris par la montée des eaux de la
Gaffière, » ce qui jette une fois de plus, selon elle, le doute sur la sûreté des installations nucléaires. « Pour éviter un accident grave, voire une catastrophe nucléaire, il faut au plus vite
-suggère-t-elle- mettre en oeuvre un plan de sortie du nucléaire, accompagné de mesures très ambitieuses en faveur des économies d'énergie et du développement des énergies renouvelables ».
Le parti politique Cap 21, présidé par Corinne Lepage, a lui aussi réagi par l'intermédiaire de son délégué pour le Vaucluse, Grégory Giavarina : « une nouvelle fois, on fait peser un risque
supplémentaire pour les populations et l'environnement. Comment se
fait-il que le dimensionnement des ouvrages de récupération des eaux pluviales ne soit pas suffisant pour des
installations aussi dangereuses ? ».
Cap 21 se joint au réseau "Sortir du nucléaire" « pour demander rapidement des mesures de radioactivité indépendantes ».
Gilles Salgas, directeur de communication d'Areva, précisait hier soir : « Areva s'est donné tous les moyens pour gérer une situation liée à une montée des eaux consécutive à des manoeuvres de régulation engagées par la CNR en direction de la Gaffière ». Et ajoutait que « d'important travaux d'aménagement sur ce cours d'eau sont prévus ».
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