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Grande soirée-débat « Développement Durable connaît pas la crise »
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CAP21 PACA

CAP21, parti du Déveveloppement Durable affilié au Mouvement Démocrate vous invite à le rejoindre en PACA dans les différents départements :

Et pour adhérer c'est ici : CLIQUER
Dimanche 23 septembre 2007
Tout le débat autour des OGM dépend d'une question et d'une seule. Qui est responsable ? C'est à partir de la réponse à cette question fondamentale que s'organisera le système. Ou bien nous entrerons dans un système vertueux, dans lequel chaque acteur aura intérêt, parce qu'il sera responsable à agir avec prudence et en s'entourant de toutes les précautions nécessaires. Ou bien nous resterons dans un système vicieux dans lequel au prétexte que les risques liés aux OGM restent largement inconnus, nul n'en est responsable. Ni les compagnies d'assurances qui considèrent qu’elles sont dans l’incapacité totale de mesurer l'aléa, ni les agriculteurs, puisqu’ils ne serait pas responsables de la pollution génétique, ni les compagnies agro-semenciéres qui campent sur la protection que leur offre le risque de développement qui est défini comme celui que l'état des connaissances ne permet pas de connaître. Mais, précisément, ces compagnies mènent un combat de lobbying sans précédent, pour éviter le développement d’une recherche publique sur l’impact notamment sanitaire des OGM et, dans l'immense majorité des cas, refuse de procéder elle-même à ces études, pourtant bien simples et peu coûteuses . Et, lorsque par extraordinaire une telle étude est faite, le combat consiste alors à opposer le secret industriel pour que ces études restent secrètes.
Dès lors, et à l'évidence, c'est bien la réponse à la question de la responsabilité qui commande le comportement des agents économiques et l’efficacité des dispositions prévues par les textes. .Il est évident que les règles de responsabilités doivent être fixées en amont et que l'essentiel de la responsabilité doit peser sur le producteur d'OGM en ce qui concerne l'impact sanitaire et être partagée avec l'agriculteur en ce qui concerne l'impact environnemental, sans oublier la responsabilité des pouvoirs publics, chargés de veiller sur la santé publique et la protection et ressources naturelles.
. Quel est l'intérêt d’ un tel dispositif ?
D’entrer précisément dans un cercle vertueux qui fera que chaque acteur aura tout intérêt à avoir pris les précautions nécessaires et donc d'appliquer scrupuleusement les dispositions tout à fait remarquables de la directive 2001 -18, dispositions qui restent aujourd'hui très largement lettre morte. Dispositions très exigeantes en termes d'études préalables, d'information et de participation du public ce qui signifie notamment l'ouverture à la controverse scientifique de résultats des études. Si, comme dans tous les autres domaines de l'activité économique le producteur des semences et à un moindre degré leur utilisateur est responsable des conséquences de toute nature liées à ce produit, il va de soi que les études seront faites convenablement, débattues scientifiquement et que le développement des OGM si développement il y a, se fera dans les conditions habituelles de protection des tiers de l'environnement. Le moratoire se fera automatiquement tant que ces études n'auront pas été convenablement menées et débattues ;
Cela ne signifie évidemment pas que la recherche ne pourra pas se poursuivre ; au contraire elle sera infiniment plus active sur les conséquences environnementales sanitaires des OGM et se poursuivra en site confiné sur la faisabilité de nouvelles plantes.

Le lobby OGM est sur une voie opposée : déresponsabilisation complète de sa technologie et de ses produits, poursuite et extension du régime dérogatoire au droit commun déjà obtenu en termes de contamination et de financement du surcoût de sa technologie mis à la charge de l’agriculture conventionnelle
Compte tenu de la qualité de notre terroir, de notre tradition gastronomique, de nos labels nos AOC, nous serions irresponsables, collectivement, à nous engager dans la culture des OGM , non seulement sans en connaître les risques, mais encore en acceptant, a priori, d'en supporter toutes les conséquences. Seule la responsabilité des producteurs et des utilisateurs de semence OGM peut permettre de concilier les potentialités de cette technologie, avec les droits de nos concitoyens de vivre dans un environnement sain et équilibré.

Corinne Lepage - La Croix - 20/09/07

par Délégation Régionale CAP 21 PACA publié dans : OGM
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Dimanche 23 septembre 2007
21/09/2007
 

CAP 21, parti écologiste présidé par Corinne LEPAGE se félicite des déclarations de Jean-Louis Borloo relatives au contrôle des plantes transgéniques et soutiendra le gel des cultures OGM et des essais en plein champ tant que les garanties nécessaires ne seront pas apportées sur le plan sanitaire et en matière de dissémination dans l'environnement.

Ces déclarations marquent une véritable rupture en faisant écho aux revendications des associations et parti écologistes.

CAP 21 espère que ces propositions seront soutenues par l'ensemble du gouvernement dans l'intérêt de la protection des consommateurs, en particulier par le Ministère de l'Agriculture au risque sinon de ruiner la dynamique créée par la préparation du Grenelle de l'Environnement.

Les actes seront déterminants pour juger de la volonté de changement.

Par Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21

par Délégation Régionale CAP 21 PACA publié dans : Communiqués CAP21
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Dimanche 23 septembre 2007

Les orientations qui viennent d'être exposées par le Président de la République en matière de réforme sociale, annoncent une refonte profonde des politiques et des structures liées à l'emploi et la protection sociale. Conscient de la nécessité de faire évoluer notre modèle social vers davantage de justice et d'efficacité, CAP 21 appuie la volonté des pouvoirs publics et des partenaires sociaux d'engager des négociations nationales sur l'ensemble des chantiers évoqués.

En revanche, CAP 21, parti présidé par l'ancienne ministre de l'environnement, Corinne LEPAGE, tient à exprimer certaines inquiétudes tant sur la forme que sur le fond :

Sur la forme tout d'abord, les échéances fixées par le Président aux partenaires sociaux ne permettent pas à la négociation collective de se dérouler dans des conditions sereines. Une fois n'est pas coutume,
l'Elysée confond urgence et précipitation : aux vues du nombre et de
l'importance des chantiers ouverts, le calendrier imposé est à l'évidence trop court pour aboutir au consensus social. Considérant le caractère fondamental des enjeux abordés, CAP 21 demande au Président de la République de donner le temps nécessaire à la négociation pour ne pas risquer de court-circuiter l'action des partenaires sociaux.

Sur le fond, CAP 21 s'inquiète de la remise en cause des garanties qui sécurisent les salariés dans leurs parcours professionnels : la réforme des procédures de licenciement, du régime des périodes d'essai, des modalités d'indemnisation du licenciement ou encore la réduction des durées d'indemnisation du chomage, participent directement au projet défendu par le Medef, qui vise à organiser légalement un marché du travail précaire : la flexibilité sans la sécurité. De même, le maintien annoncé de la franchise médicale, ainsi que la volonté affichée de développer les couvertures individuelles contre le risque "dépendance", font peser de nouveaux risques sur la pérennité des acteurs de l'économie sociale - et tout particulièrement les mutuelles et les institutions de prévoyance -, au bénéfice des compagnies d'assurances et de leurs actionnaires.

Pour Benoit PETIT, délégué national aux affaires sociales de CAP 21, " le risque est grand de voir notre modèle social atomisé."

En revanche, CAP 21 soutient les actions engagées en matière de réforme des régimes spéciaux de retraite, de réforme du droit à la formation professionnelle ou encore de lutte contre les fraudes à
l'assurance-maladie. Ces mesures, qui visent à responsabiliser les acteurs du marché du travail et à rétablir davantage de justice sociale, répondent aux attentes de nos concitoyens exprimées depuis longtemps. Dans le même esprit, la fusion UNEDIC-ANPE laisse entrevoir l'émergence d'un service public de l'emploi réellement efficace, structuré à partir des besoins ressentis par nos concitoyens.

Pour Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21, il faut favoriser l'entrée
dans l'emploi, permettre à tous l'accès aux formations qualifiantes,
renforcer les dispositifs individualisés d'accompagnement des demandeurs d'emploi et instaurer un socle de droits transférables attachés au salarié et non plus au contrat de travail.

Par Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21

par Délégation Régionale CAP 21 PACA publié dans : Communiqués CAP21
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Dimanche 23 septembre 2007
Nous reprenons ici intégralement un article paru sur le site de Benoit Chauvin, concernant un agriculteur victime du Chlordécone. Appel saisissant et j'espère que nous pourrons le relayer au maximum pour aider cet agriculteur qui est surtout victime de l'inconséquence de nos politiques successives.

10 jours pour sauver Léon RELLA ! 

par Benoit Chauvin 

Agriculteur guadeloupéen, Léon Rella va devoir vendre aux enchères, mardi 2 octobre, ses terres polluées par le chlordécone. 

En 1992, Léon Rella achète près de 14 ha de sole bananière sur la commune de Goyave. Dix ans plus tard, devant les difficultés de la filière banane, Léon Rella choisit de se diversifier dans la culture d'igname. C'est là que les mesures de pollution des sols effectuées par l'Etat, dans le cadre de l'arrêté préfectoral de 2003, révèlent que son terrain est contaminé. Il accepte alors de ne pas planter et de vivre de petits boulots pour nourrir sa famille. 

En 2004, il souhaite élever des bovins mais se voit motiver un refus de la chambre d'agriculture. 

Pendant ce temps, le crédit agricole continue de réclamer chaque mois le remboursement du crédit contracté en 1992 et déjà à moitié remboursé. La dette de M.Rella se monte aujourd'hui à 70 000 euros, et si aucune solution n'est trouvée d'ici le 2 octobre, les terrains seront mis en vente aux enchères. 

Aujourd'hui, M.Rella peut élever sur ces terres des bovins. Comme ces derniers ne raclent pas la terre en broutant, la seule manière dont ils peuvent être contaminés au chlordécone est en buvant l'eau de source. Qu'à cela ne tienne, M.Rella envisage de les abreuver à l'eau de pluie. 

Pour permettre à cet homme de retrouver sa dignité, de se forger un nouvel avenir, il suffit d'un coup de pouce financier. Léon Rella ne veut pas être assisté. Il demande juste qu'en tant que victime directe du chlordécone, on l'aide à passer ce cap et à se reconvertir, plutôt que de lui mettre des batons dans les roues (préfecture, Région, Département). 

Aujourd'hui, en tant que responsable local de Cap21, je ne peux rester indifférent au sort de Léon Rella, et à celui des autres agriculteurs dans le même cas. Si on ne les aide pas aujourd'hui, qui demain sera en mesure de cultiver les terres guadeloupéennes ? Or assurer une production agricole locale permettant de garantir les besoins de la population est une nécessité pour le développement durable de la Guadeloupe. 

M. Barnier, vous avez fait preuve d'une attitude encourageante suite à la parution du rapport du Pr Belpomme. Je vous invite désormais à aider le cas particulier de M.Rella, le plus urgent de tous, et à créer un fonds de soutien aux agriculteurs victimes de la pollution au chlordécone. Ce fonds ne serait pas un dédommagement pour la contamination, comme les 3000 euros par exploitation proposés en 2006 par M.Bussereau. Ce serait un outil au service des agriculteurs, qui se porterait caution auprès des banques et financerait des crédits à taux zéro et remboursement différé des échéances le temps que les bénéficiaires perçoivent les premiers subsides de leur reconversion. 

 

par Délégation Régionale CAP 21 PACA publié dans : Communiqués CAP21
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Vendredi 21 septembre 2007
Le développement durable ayant été inscrit au coeur des priorités du gouvernement avec pour enjeux principaux : le défi du changement climatique, la préservation de la biodiversité et la prévention des effets des pollutions sur la santé. il a été décidé l'organisation nationale d'un "grenelle de l'environnement" en juillet dernier, ce congrès sera organisé en trois temps :

- L’élaboration de propositions par six groupes de travail (mi juillet- fin septembre)
- La consultation des acteurs locaux et du grand public (octobre) : réunions inter-régionales, consultation via internet
- La proposition et l’adoption d’un plan d’action sur cinq ans après discussion au parlement

Pour la mise en oeuvre de la deuxième phase en Région PACA, le choix du site s’est porté sur le département des Alpes-Maritimes. Ainsi, les acteurs locaux vont pouvoir échanger et enrichir les mesures proposées par groupes de travail nationaux à l’occasion d’une rencontre régionale organisée : Lundi 8 Octobre 2007 Selon les modalités suivantes :

-10h-13h : travail en 6 ateliers sur le site de Sophia Antipolis sur les thèmes suivants : - Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie - Préserver la biodiversité et les ressources naturelles - Instaurer un environnement respectueux de la santé - Adopter des modes de production et de consommation durables : agriculture, pêche, agroalimentaire, distribution, forêt et usages durables des territoires - Construire une démocratie écologique : institutions et gouvernance - Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l’emploi - Modèle méditerranéen de développement durable, à la salle Nikaïa à Nice.

-17h-18h : restitution et propositions d’action au Palais NiKaïa. Cette réunion de restitution des travaux des ateliers et de présentation des conclusions des groupes de travail nationaux sera largement ouverte au public intéressé. Il s’agira ainsi d’assurer une complète association de tous à cette démarche nationale.



Source : Pacainfoeco.com
par Délégation Régionale CAP 21 PACA publié dans : Revue de presse / Dépèches
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Mercredi 19 septembre 2007

Maire - info 19  Septembre 2007

Le président de la République a confié à Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes, une mission sur les «moyens de prévision et de prévention» des inondations qui «constituent le premier risque naturel en France.»

Le président rappelle que ce risque concerne près d'un tiers des communes et près de cinq millions de Français. «Les perspectives du réchauffement climatique laissent présager une recrudescence de certains phénomènes météorologiques extrêmes et nous invitent ainsi à accorder la plus grande attention au risque d'inondation.»

Le maire de Nîmes devra donc, pour la fin de l’année 2007, «recenser les communes potentiellement concernées par ce risque et à inventorier les moyens dont elles se sont dotés pour y répondre.»

A partir de cet état des lieux, il fera des «préconisations quant aux outils, aux organisations et aux moyens qu'il conviendrait de mettre en place pour réunir l'expertise permettant d'anticiper le risque d'inondation localisé, d'alerter les populations concernées et de mettre en œuvre les mesures de protection générales des populations.»

Dans sa lettre de mission, il souligne que les catastrophes naturelles de ces dernières années (tempêtes de 1999, inondations de 1999 et 2002 notamment), ont conduit à la mise en place, par les pouvoirs publics d'outils renforçant l'anticipation des crises météorologiques et de leurs conséquences. «Les dispositifs de vigilance météorologiques et de vigilance des crues permettent ainsi une meilleure préparation aux crises doublée d'une communication simplifiée et renforcée auprès des populations.»
Or, les «enseignements des inondations de Nîmes en septembre 2005 ont permis de mutualiser les expertises météorologiques et hydrologiques afin d'améliorer l'information des maires, des services de secours, des médias et des populations dès cet automne 2007.»
Toutefois, aux côtés de ces outils de vigilance «se doivent d'être définies des méthodes et des organisations de prévision et d'anticipation des inondations localisées à l'échelle de la commune.»

Selon le président, «cette réflexion profitera encore à la démarche d'élaboration des plans communaux de sauvegarde à laquelle j'attache du prix. Ces inondations localisées sont parfois liées à des facteurs non météorologiques. En effet, les phénomènes de ruissellement urbain relèvent certes de fortes pluies mais leur ampleur est fonction de multiples paramètres du ressort des collectivités locales tels que l'entretien, la gestion et la saturation du réseau d'assainissement, l'état des sols de la commune, la densité de son urbanisation.»
par Délégation Régionale CAP 21 PACA publié dans : Revue de presse / Dépèches
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Mercredi 19 septembre 2007
MARSEILLE, 19 sept 2007 (AFP) - 18h54

La mairie d'Arles a décidé de s'associer à la plainte contre X déposée par les mairies rhodaniennes de Meyzieu et Décines-Charpieu, à la suite de la pollution sans précédent aux polychlorobiphényles (PCB) dont est victime le Rhône, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué. Dans une lettre au procureur de la République de Lyon, le maire PCF d'Arles, Hervé Schiavetti, a affirmé être "particulièrement inquiet des conséquences que pourrait avoir cette pollution tant pour l'environnement que pour les populations". Au printemps, Meyzieu et Décines-Charpieu, bordées au nord par le canal de Jonage, alimenté par le Rhône et particulièrement affecté par cette pollution, avaient décidé de déposer plainte contre X pour "pollution des eaux" et "abandon de déchets". Début août, la consommation de poissons pêchés dans le fleuve, interdite de l'Ain à la Drôme, a été étendue à tout le bassin jusqu'à la Méditerranée en raison de sa contamination aux PCB. Les PCB, composés chlorés utilisés notamment comme isolant électrique, ont été largement déversés dans le fleuve dans les années 1980. Très peu solubles, ils se sont accumulés dans les sédiments puis dans les graisses des poissons. Interdits à la vente en France depuis 1987, les PCB sont connus pour entraîner chez l'homme, s'ils sont ingérés régulièrement pendant de longues périodes, des problèmes de fertilité ou des cancers.
par Délégation Régionale CAP 21 PACA publié dans : Revue de presse / Dépèches
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Mercredi 19 septembre 2007
AFP | 19.09.2007 | 17:16

L'Union européenne a mis fin prématurément à la pêche au thon rouge pour 2007, alors que cette espèce très prisée des consommateurs avec la mode des "sushis" voit ses réserves s'amenuiser dangereusement.

"D'après les relevés de capture reçus à ce jour des Etats membres, le quota de 16.779,5 tonnes attribué à l'Union européenne pour 2007 est épuisé", a souligné la Commission européenne dans un communiqué. En conséquence, la pêche s'arrête "intégralement" en Méditerranée et dans l'Atlantique.

 

L'Italie et la France avaient d'elles-mêmes arrêté au cours de l'été, tandis que Malte a précisé avoir stoppé dès fin juin toute activité.

 

Sont donc concernés par la fermeture prématurée, l'Espagne, Chypre, la Grèce et le Portugal. La France, l'Espagne et l'Italie pêchent à elles seules environ 50% des captures mondiales déclarées.

 

L'Union européenne s'était vu attribuer un quota annuel de 16.779,5 tonnes pour 2007 par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA), sur une quantité maximale de pêche fixée à 29.500 tonnes.

 

Le thon rouge faisant partie des espèces de poissons grands migrateurs, sa pêche est gérée dans le cadre d'une enceinte internationale. Mais, victime de son succès auprès des consommateurs, il reste menacé d'extinction par une pêche excessive et parfois illégale.

 

Depuis une quinzaine d'années, la demande de thon rouge de la Méditerranée ne cesse de croître en Asie, où les Japonais raffolent de sa chair. Ils absorbent à eux seuls un quart de la production mondiale.

 

Mais ils ne sont pas les seuls. La Chine, qui connaît une expansion économique spectaculaire, est devenue grande consommatrice. Les pays asiatiques ont été rejoints par les consommateurs occidentaux, sensibles à l'argument diététique de l'espèce et qui ont succombé à la mode du poisson cru en "sushi" et autres "sashimi" de la gastronomie nippone.

 

Du coup, les prix ne cessent d'enfler. Le kilo de thon rouge atteint aisément 25 ou 30 euros dans les poissonneries européennes. Et jusqu'à 100 dollars ou plus, selon les qualités, au Japon.

 

Face à cet engouement, les scientifiques mettent en garde depuis déjà plusieurs années contre l'effondrement des stocks mondiaux.

 

Les ministres européens de l'Agriculture et de la Pêche ont adopté en juin un plan de sauvegarde d'une durée de 15 ans, dans le cadre des efforts déployés par CICTA.

 

Les quotas de pêche ont été réduits de 10% dès cette année pour les Etats membres. Il a aussi été décidé de limiter les sorties en mer à six mois dans l'année et d'augmenter de 10 à 30 kg la taille minimale des prises, pour laisser aux thons le temps de se reproduire.

 

Et la Commission a indiqué mercredi vouloir renforcer ses inspections inopinées dans les ports de débarquement en raison de "manquements" dans la communication des chiffres de captures.

 

Des mesures jugées toutefois très insuffisantes par les associations de protection de la nature, comme le WWF, et par les scientifiques.

 

"Les prix sont très attractifs. On a une énorme surcapacité de pêche à environ 50.000 tonnes pour l'ensemble des pêcheries méditerranéennes alors que le taux de productivité naturelle de l'espèce est évalué à 15.000/16.000 tonnes aujourd'hui", déclarait récemment Jean-Marc Fromentin, spécialiste du thon rouge à l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer).

par Délégation Régionale CAP 21 PACA publié dans : Revue de presse / Dépèches
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Mardi 18 septembre 2007

Alors les poissons du Rhône sont interdits de consommation en raison d'une forte contamination du fleuve au pyralène, Corinne Lepage s'insurge contre l'apathie des pouvoirs publics. L'ancienne ministre de l'Environnement sous le gouvernement Juppé a accepté pour leJDD.fr de faire un tour d'horizon des problèmes actuels à quelques semaines de l'ouverture du Grenelle de l'environnement.

Aviez-vous connaissance de la gravité de la pollution du Rhône avant la sortie médiatique de ce pêcheur de la région dans le JT de France 2?

Figurez-vous que je n'étais même pas au courant de l'histoire de ce pêcheur! Mais je suis au courant de ce problème depuis longtemps déjà. Et cela en pose un plus vaste qui est celui de la pollution de toutes les rivières françaises! Quand l'Institut Français de l'Environnement (Ifen) a rendu son rapport sur le sujet, la réaction de Mme Bachelot, alors ministre de l'Environnement, a été équivoque: elle a supprimé l'Ifen !

Pour l'empêcher de faire connaître des résultats dangereux ?

Je suis allé un peu loin dans mes propos... L'Ifen n'a pas été supprimé au sens propre. On lui a retiré son statut d'entreprise publique autonome et on l'a rattaché au ministère.

Pour encadrer son travail ?

C'est aussi ce que j'ai pensé immédiatement...

Les associations environnementales souhaitent la mise en place d'une commission d'évaluation nationale. Les suivez-vous sur ce terrain ?

Mais absolument ! Le parti politique que je dirige, CAP21, a fait la même demande il y a trois semaines via notre site internet. Et autant vous dire que notre demande est restée sans réponse...

Certains militants associatifs laissent clairement entendre que les pouvoirs publics étaient au courant mais fermaient les yeux depuis 20 ans. Vous confirmez donc?

Je vais être claire: j'en suis convaincue! Je n'en ai pas la preuve mais j'en suis intimement convaincue. Des prélèvements réguliers sont effectués sur les différents sites et ils ne pouvaient pas ignorer ces résultats. Et il y a eu des dysfonctionnements dans toute la chaîne de responsabilité. Des problèmes sur la qualité de l'eau dans le Rhône avaient déjà été mis en lumière par des tests il y a de cela quelques mois et, comme toujours, cela a été passé sous silence...

Ce problème devrait vraisemblablement être inscrit au programme du Grenelle de l'environnement. Est-ce le signe d'une volonté politique d'enfin régler la situation?

Oui, du moins cela y ressemble. Reste à connaître ce qui en ressortira. Et il va également falloir que d'importants moyens soient débloqués pour aider les entreprises. Car j'imagine que celles qui font partie du "couloir de la chimie" de Lyon" n'ont pas trop envie qu'on mette le nez dans leurs affaires. Se mettre en conformité représenterait un coût énorme pour elle.

Qu'attendez-vous de ce Grenelle ?

Je suis quelqu'un de pragmatique. Je n'ai aucun dogme et je suis assez confiante en raison du climat actuel. Je trouve en effet qu'il y a une vraie implication du monde associatif sur le sujet. Et la grande nouveauté est que le monde économique semble lui aussi avoir pris conscience de l'ampleur du problème. On va donc dans le bon sens. Mais j'attends maintenant de savoir ce qui va ressortir de ce Grenelle. Si ce sont des « mesurettes », ce sera comme depuis de nombreuses années, c'est-à-dire de la communication politique pure et simple. La solution est le lancement d'un processus nouveau allant dans le sens d'un changement profond de notre mode de développement économique.

Vous pensez-vraiment que le gouvernement est capable de remettre en cause notre mode de développement économique ?

Je suis comme vous, assez sceptique. Mais ce n'est pas pour autant inimaginable. J'ai par exemple toute confiance en Dominique Dron (chargée de rapprocher les positions des participants au Grenelle, ndlr), une femme très compétente et astucieuse. Même s'il ne connait pas encore très bien le sujet, Jean-Louis Borloo me semble également plein de bonnes intentions. J'ai beaucoup plus de réserve sur Mme Lagarde...

Le MoDem aurait été prêt à réaliser cette remise à plat du développement économique que vous appelez de vos voeux ?

Si François Bayrou avait été élu président, on aurait mis en place ce processus, c'est clair. Car à l'heure où la situation économique de la France est plus que précaire, on a la conviction que c'est un moyen de s'en sortir. Nous sommes très timides sur les énergies renouvelables, la chimie verte, l'agriculture biologique alors que d'autres en ont fait leur fleuron, je pense ici à l'Allemagne. On a pourtant les technologies adaptées mais on n'a pas les industries pour les développer. Tout simplement car les industriels ont d'autres priorités.

JDD - 14/09/07

 

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Mardi 18 septembre 2007
18/09/2007
 

Pour CAP 21, parti écologiste présidé par Corinne LEPAGE, la synthèse que viennent de publier les Académies de Médecine et des Sciences et le Centre International de recherche contre le Cancer sur les causes du cancer est consternante.

Ce rapport identifie ainsi les comportements individuels comme très majoritairement responsables des cancers (tabac, alcool, sédentarité).

Le facteur pollution ne serait qu’anecdotique puisqu’il ne serait à l’origine que de 0,5 % des cancers ! Le lien cancer – environnement n’aurait pas de fondement scientifique établi, les Français peuvent être rassurés.

On apprend ainsi au fil des pages que le lien entre pesticides et cancer ne repose sur aucune donnée solide, qu’il est peu vraisemblable que l’exposition aux faibles doses de dioxines communément rencontrées dans nos régions ait un effet cancérogène, qu’il n’y pas de consensus sur le lien entre la pollution atmosphérique et les cancers du poumon, que la cancérogénicité des champs électromagnétiques est possible mais n’est pas encore établie. Le rapport ne parle à aucun moment de la pollution de l’air intérieur dans les bâtiments, ignore totalement certaines substances toxiques comme les métaux lourds, le benzène, les solvants, les polluants organiques persistants, les phtalates, etc… Rien non plus sur la vulnérabilité des enfants et les répercussions de l’exposition à des agents cancérogènes au début de la vie – lorsque le fœtus se développe dans l’utérus ou juste après la naissance.

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