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Vendredi 19 novembre 2004

   

 

 

Cap 21

Section Aubagne La Ciotat

 

Chronique locale N°1

19/11/2004

 

Haro sur les sacs plastiques ! Chiche qu’on vous croit !

 

 

Je ne résiste pas cette semaine au plaisir d’évoquer avec vous un article du journal « La Ciotat Infos » qui se trouve être le journal de communication de la Mairie du même nom.

Nous « bénéficions » tous depuis plus de six ans de la politique courageuse et volontaire de M.Chirac en matière d’environnement aussi inexistante dans les faits qu’elle est forte dans le discours. De ce fait, la lecture approfondie du fameux article nous laisse perplexe.

Qu’apprenons nous donc dans l’article dont le titre est flamboyant et définitif genre « La fin des sacs plastiques : La Ciotat ville-pilote » écrit en vert (bien joué !) ?

Je cite : « Vous l’avez rêvé (ouh là !, ils y vont pas par quatre chemins les gaillards !), le monde sans ces sacs plastiques qui polluent le paysage…cela va devenir une réalité…puisque notre ville s’est engagée…à supprimer les sacs plastiques à la date du 1er Décembre 2004 ».

Là, je suis partagé, heureux (je l’ai rêvé, c’est écrit) mais quand même légèrement inquiet tant la manière et le vocabulaire me font penser aux cours de Chiracologie ou d’écologie marketing dispensés depuis 6 ans par le professeur Chirac. Prudent, je continue ma lecture et là….première alerte…

J’apprends que les grandes surfaces de La Ciotat et même d’Aubagne ont été consultées et « se sont engagées à réduire définitivement les sacs plastique aux caisses ». Alors là, c’est fort et je ne sait quoi penser :

§          Soit Mme Christiane Ganteaume-Huot qui a écrit l’article a eu un petit instant de faiblesse lors de la frappe de cette phrase mais je doute car le reste de l’article me semble laisser penser qu’elle dispose d’un réel talent de « communiquant »,

§          Soit on est quand même pas trop sur du coup à la Mairie et particulièrement de nos collègues de la grande distribution qui sont par excellence des experts en pseudo écologie marketing mais également en fumigènes de toute sorte (genre le passage à l’euro sans augmentation, l’épisode Sarkosien sur la baisse des prix ou Edouard Leclerc transformé en militant de Greenpeace sur les affiches dans la rue….). Parce que moi, le concept de réduction définitive, je vois pas bien concrètement comment cela se traduit dans les faits.

Là ou c’est encore plus fort, c’est que l’article annonce également :

§          Des manifestations surprise de communication sur le marché,

§          Une campagne d’affichage (fichtre !)

§          Une brigade de l’environnement qui « contrôlera l’application des arrêtés de la ville » : Diantre, enfin des mesures pour contraindre les lobbys économiques à respecter la loi, ça pour le coup, c’est vrai, j’en rêve tous les jours, mais que vont en penser les Madelinistes de l’UMP !

Là ou je suis encore vaguement inquiet, c’est que l’on est déjà le 19 novembre à J-11 de la date de disparition des sacs plastiques (enfin une espèce qui ne manquera pas à la biodiversité) et je n’ai rien remarqué de tout cela dans les rues et les grandes surfaces de ma ville. Alors Chiracologie ou réalité ?

A Cap 21, nous nous garderons bien d’adopter la classique posture politique de la critique systématique et du procès d’intention que les français détestent tant (et ils ont tellement raison), mais nous serons vigilants et nous disons à M. Boré et son équipe :

CHICHE !

 

Dans 11 jours, je ferai un saut dans les grandes surfaces pour vérifier l’application de la politique de la municipalité.

Si il n’y à plus de sacs plastiques, j’applaudirai des deux mains, par écrit sur ce site. Dans le cas contraire, il nous faudra informer nos concitoyens que la Chiracologie a fait des émules sur La Ciotat….

 

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Jeudi 18 novembre 2004

Le quartier Monclar, qui abrite autour des bâtiments de la Cour d'Appel une tradition déjà ancienne d'activités commerçantes, et qui attire, trois fois par semaine, de très nombreux Aixois et touristes, est mis en péril aujourd'hui.

Les dispositifs de sécurité exceptionnels de plus en plus fréquents, rendus nécessaires par la présence des juridictions pénales, aboutissent à des difficultés de coexistence des fonctions judiciaires et des activités commerçantes et touristiques dans l'hyper centre d'Aix.

 

Pour l'heure, la majorité municipale d'Aix n'a pris aucune initiative en matière de propositions, ni de concertation, ni d'information des Aixois.

CAP 21 Aix-en-Provence soutien donc l'initiative de M. François-Xavier de PERETTI, élu municipal UDF d'Aix, concernant le devenir du quartier Monclar et du pôle judiciaire aixois, et qui réclamme la mise en œuvre, sous l'égide des services de l'Etat, d'un projet et d'une concertation qui permette dans les semaines qui viennent :

- Un équilibre entre les intérêts des commerçants, forains, résidents et usagers d'une part, et les exigences de sécurité d'autre part, dans le quartier Monclar.

- Un maintien de la tradition judiciaire d'Aix-en-Provence, riche de cinq siècles d'histoire.

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Jeudi 18 novembre 2004

  CAP 21 Bouches-du-Rhône se réjouit de constater que plusieurs personnalités politiques de droite, de gauche et du centre se rallient a la proposition défendue par Corinne LEPAGE lors de nos dernières Universités d'Eté : la nécessité de réformer profondement nos institutions, et engager la France dans la voie d'une VIe République.

CAP 21 Bouches-du-Rhône observe avec grand intérêt les différentes propositions avancées par les uns et les autres, notamment celle d'instaurer un régime présidentiel où les pouvoirs législatifs et exécutifs seraient strictement séparés.

CAP 21 Bouches-du-Rhône émet toutefois des réserves importantes concernant la proposition d'instaurer un régime parlementaire, où le Parlement serait au coeur de l'action du pouvoir exécutif.

CAP 21 Bouches-du-Rhône souhaite que le débat sur une VIe République soit poursuivi, mais en incluant d'orès et déja, l'ensemble des exigences de Développement Durable dans les réflexions menées par les uns et les autres.

Changer de régime consitutionnel, pourquoi pas ! ... mais seulement une fois que les objectifs à long terme de notre société ont été déterminés en étroite collaboration avec la société civile, les syndicats et le tissu associatif : protection de notre environnement et de notre santé publique, amélioration des conditions sociales de nos concitoyens, instauration de mécanismes de démocratie participative, et réflexion approfondie autour de la notion de contre pouvoir citoyen.

Affaire à suivre ...

LE FIGARO du 18.11.2004

INSTITUTIONS Hervé Morin (UDF), Hervé Novelli (UMP) et François Colcombet (PS) débattaient hier de la nécessité d'une réforme


Les tenants d'une VIe République recrutent à droite comme à gauche

Olivier Pognon
[18 novembre 2004]

Ils ne sont pas d'accord sur les solutions, mais ils le sont sur le constat : selon eux, «la démocratie française est malade». Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Novelli (UMP, Indre-et-Loire), chef de file des réformateurs, François Colcombet, ancien député socialiste, président de la Convention pour la VIe République (C6R), organisaient hier ensemble, à l'Assemblée, un colloque sur le thème «Changer de Constitution ?» Le point d'interrogation est important puisque tous ne sont pas prêts à changer «de» Constitution, même s'ils envisagent de changer «la» Constitution.


Tous trois voient dans le fonctionnement actuel de la Constitution un «déficit de démocratie». Le quinquennat, selon eux, l'aurait accentué, en réduisant le premier ministre à un rôle d'exécutant de la politique du président de la République. Hervé Morin a insisté sur le fait que, selon lui, l'Assemblée est «mise en tutelle complète». Hervé Novelli a renchéri sur ce thème, en affirmant que «personne en France aujourd'hui ne croit que le Parlement sert à quelque chose». François Colcombet a mis l'accent sur le fait que le président de la République a, dit-il, «tous les pouvoirs sans être responsable».


Les solutions divergent. Hervé Morin, appuyé par François Bayrou, n'entend pas bouleverser l'équilibre institutionnel dont il ne nie pas l'efficacité. Simplement, il attend d'une réforme du mode d'élection des députés introduisant une dose de proportionnelle la fin de «l'étouffement du Parlement». Hervé Novelli a proposé plusieurs options dont la plus significative est l'instauration d'un régime présidentiel : les pouvoirs exécutif et législatif seraient rigoureusement séparés, le premier ne pouvant dissoudre le second qui ne pourrait renverser le premier.


Mais Arnaud Montebourg, animateur avec François Colcombet de la C6R, reprenant une argumentation développée en son temps par le général de Gaulle, a fait valoir que, dans le régime présidentiel, l'obligation de s'entendre où sont le président et le Parlement «mène à la paralysie des pouvoirs publics». Dans la VIe République qu'il préconise, l'élection du président de la République au suffrage universel disparaîtrait pour que le gouvernement redevienne le seul responsable de l'exécutif, contrôlé par un Parlement aux pouvoirs renforcés.


A vrai dire, depuis qu'il existe, le régime institué en 1958 et complété en 1962 par l'élection du président de la République au suffrage universel fait l'objet des mêmes critiques sur le rôle du Parlement et les pouvoirs effectifs du chef de l'Etat. Il a reçu hier le soutien appuyé de Raymond Barre, venu en qualité de «grand témoin». La Constitution est, selon l'ancien premier ministre, «un bon instrument, par son esprit et par son dispositif» dont l'efficacité lui apparaît patente par comparaison à la IVe République. Et de faire remarquer que «la conduite des affaires peut être très différente selon les hommes». Rappelant la pratique du général de Gaulle, il a fait valoir que le président de la République devait se sentir «responsable devant le peuple», se «remettre en question sur les sujets qu'il trouve essentiels» et que, désavoué par le peuple lors des législatives, il devrait démissionner. C'est cette pratique qu'Hervé Morin a aussi appelée de ses voeux.


C'est parce que cette pratique reste possible que Pierre Delvove, professeur à Paris II, a fait l'éloge de la Constitution de 1958, texte «ambigu», voire «obscur», comme doit l'être, selon lui, toute bonne Constitution, afin de pouvoir s'adapter aux hommes, aux circonstances et aux crises. Ce qu'a su faire, a-t-il souligné, celle de la Ve République.

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Lundi 15 novembre 2004

 CAP 21 Bouches-du-Rhône dénonce vivement la décision du régime iranien exposant Jila IZADI, 13 ans, au risque d'être condamnée à la lapidation.

Jila Izadi, 13 ans avait été condamnée à la lapidation par le tribunal de Marivan en Iran. Elle attendait en prison la confirmation de sa sentence, le 17 octobre 2004. Il lui ai reproché d'avoir eu des relations hors mariage avec son frère de 15 ans. Enceinte, elle a accouché en prison. Son frère incarcéré, aurait déjà subi sa peine conformément à la loi islamique : 150 ou 180 coups de fouets (divergence des chiffres).


Le 17 octobre, le régime iranien annonça qu'à cause de son jeune âge, et à sa méconnaissance de la charia, elle subirait le tazir qui est la punition réservée aux actes non décrits par le coran. Les juges peuvent donc infliger la peine qu'ils jugent la plus appropriée. La lapidation n'est donc pas écartée

 

 

 
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Vendredi 12 novembre 2004

La région Paca reste l'une des plus polluées d'Europe

Muriel Frat
[12 novembre 2004]

Provence-Alpes-Côte d'Azur reste l'une des régions les plus touchées par la pollution photochimique en France et en Europe, si l'on en croit le bilan 2003 publié par l'Association pour la surveillance de la qualité de l'air de l'est des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse (Airmaix), qui couvre une zone de 2,6 millions d'habitants.


«Année après année, quatre zones ressortent comme étant les plus touchées par l'ozone de l'Europe des Quinze : les régions d'Athènes, de Gènes, de Madrid et la zone étang de Berre-Marseille», notent les auteurs de l'étude.


En 2003, «la région Paca a représenté 8% des émissions de composés organiques volatils et d'oxydes d'azote en France, poursuivent-ils. En particulier, les Bouches-du-Rhône sont à l'origine de respectivement 39% et 49% des émissions régionales de ces composés. Le pôle de l'étang de Berre pour les sources industrielles et l'agglomération d'Aix-Marseille pour les transports en sont les principaux contributeurs.»


A cette situation s'est ajoutée, pendant l'été, une canicule exceptionnelle. Entre le soleil, les fortes chaleurs, un vent faible, une forte circulation automobile, tous les ingrédients nécessaires à la photochimie étaient rassemblés.


Résultat, l'été s'est caractérisé par un nombre record d'épisodes de pollution par l'ozone : 60 jours pollués dont 22 pour le seul mois d'août au cours duquel les mesures d'urgence ont été déclenchées dix fois. La zone pays d'Aix Est-Etang de Berre a été atteinte tous les jours de cette période.


Sur l'ensemble de l'année, les teneurs en métaux lourds (cadmium, cuivre, nickel, etc.) ainsi que les niveaux des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) ont été en revanche inférieurs aux références en vigueur. Quant aux odeurs gênantes, reconnues comme nuisances par la loi sur l'air de 1996 et donc mesurées par l'association Airmaix, elles ont surtout été présentes à Marseille, Aix et Toulon. Les principaux responsables : la circulation automobile et les déchets ménagers.


Un examen des situations locales fait apparaître, pour l'est des Bouches-du-Rhône, un niveau de pollution automobile supérieur à la valeur limite pour la protection de la santé humaine (objectif de 40 microgrammes par mètre cube par an en 2010) dans l'hypercentre de Marseille et près des grands axes. Concernant les particules en suspension, on a dépassé l'objectif de qualité sur trois des quatre sites de Marseille.


Une bonne nouvelle, les niveaux de dioxyde de soufre lié à la pollution industrielle ont continué de baisser : pour la deuxième année, aucun dépassement de la valeur limite horaire n'a été observé. Dans le Vaucluse, la pollution automobile a touché les grands axes d'Avignon, en particulier la rocade Charles-de-Gaulle. Dans le Var, le centre de Toulon ainsi que les principales voies de circulation ont été marqués par un dépassement de la valeur limite pour le dioxyde d'azote engendré par la circulation automobile, tandis que la commune de La Seyne-sur-Mer a souffert de la présence excessive de particules en suspension.

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Mercredi 10 novembre 2004

 08/11/04 -afp-  Le gouvernement espagnol envisage de rendre obligatoire à

partir de 2005 l'installation de panneaux solaires dans les nouveaux

immeubles et dans ceux qui seront rénovés, affirme lundi le quotidien

madrilène El Pais citant le ministère de l'Industrie.

Il n'a pas été possible de joindre lundi matin un porte-parole du ministère

de l'Industrie pour commenter cette information.

L'Espagne, l'un des pays avec le plus d'ensoleillement en Europe, dispose

d'un parc de panneaux solaires de 581.000 m2, loin derrière l'Allemagne qui

en compte 5,4 millions de m2.

Alors que les prix du pétrole avoisinent les 50 dollars le baril,

l'utilisation de l'énergie solaire permet d'économiser un minimum de 80

euros par an sur la facture d'eau chaude d'un foyer et d'éviter les

émissions de gaz à effet de serre, d'après El Pais.

L'objectif du gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero est de

multiplier par 10 la superficie du parc de panneaux solaires d'ici à 2010.

Pour cela, il prévoit d'octroyer des aides, ajoute le journal sans fournir

davantage de précisions.

Selon des estimations officielles, l'aménagement de panneaux solaires pour

pour les 3,5 millions de logements construits au cours des cinq dernières

années en Espagne aurait permis d'économiser 245 millions d'euros en

combustible.

La flambée des prix du brut a renchéri de 5,32 milliards d'euros la facture

pétrolière de l'Espagne pendant les sept premiers mois de l'année, selon les

indications disponibles du ministère de l'Environnement.

L'Espagne produit seulement 1% du pétrole dont elle a besoin chaque année et

en importe surtout d'Arabie Saoudite, de Russie, du Mexique et de Libye.

 

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Lundi 8 novembre 2004

"Je souhaite que la Mairie d'Aix-en-Provence et à la Communauté d'Agglomération du Pays d'Aix, s'engagent en faveur de la protection des dernières forêts primaires.

Je demande à ce que nos élus prennent sans délais, une délibération visant à imposer le respect systématique d'une écocertification pour l'utilisation de bois (label FSC) dans la passation des marchés publics

NOM, Prénom :

Adresse :

Mail :

Signez la pétition en nous envoyant un mail, intitulé 'PETITION FORETS PRIMAIRES', et incluant vos nom, prénom, adresse et email ainsi que le copier-collé du texte en italique cap21.bdr@club-internet.fr

Vous pouvez également manifester votre soutien à la pétition en laissant vos nom, prénom et coordonnées dans la rubrique 'commentaires' ci dessous...

Pour plus d'informations sur les enjeux de la protection de nos forêts primaires, consulter le dossier 'CAMPAGNE FORETS ANCIENNES'

 

 

 

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Samedi 30 octobre 2004
 

NOTA : Une lettre équivalente a été envoyée à Monsieur GAUDIN, Maire de Marseille, à Monsieur VAUZELLE, Président du Conseil Régional PACA, et Monsieur GUERINI, Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône.

 

Délégation Départementale des Bouches-du-Rhône

www.cap21.net

cap21.bdr@club-internet.fr



LETTRE OUVERTE A MADAME LE DEPUTE-MAIRE D’AIX EN PROVENCE

 


Madame le Député-Maire,


Depuis le second semestre de l’année 2003, diverses associations ont tenté de prendre contact avec vous afin qu’entant que Maire et Présidente de Communauté d’Agglomération, vous vous engagiez résolument en faveur de la préservation des dernières forêts primaires.


Le 10 avril 2002, le Président de la République dénonçait en Conseil des Ministres « la disparition rapide des forêts primaires dans le monde », « problème grave et urgent », et souhaitait que « la France mette en chantier une initiative sur les forêts primaires permettant aux pays en développement, qui s’engagent dans leur protection, d’être mieux aidés ».


Le rythme actuel de la déforestation légale et illégale des forets primaires (environ 15 millions d’hectares par an, soit l’équivalent d’un terrain de football toutes les deux secondes) est directement soutenu par la France. Notre pays est effectivement le premier importateur européen de bois ‘exotique’.


Notre comportement collectif menace sérieusement ces milieux exceptionnels, témoignages d’un passé de 8000 ans, mais aussi les cultures des populations locales qui leur sont associés.


Il compromet également nos chances de vaincre le cancer (autre grande priorité nationale déclarée par le Président de la République) : plus de 2000 plantes identifiées dans ces milieux recèlent des effets actifs sur les cellules cancéreuses. Bien évidemment, c’est la Recherche médicale dans son ensemble qui pourrait profiter de ces espoirs extraordinaires.


Le 18 juin 1998, le Parlement Français approuvait l’accord international découlant de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce, l’Environnement et le Développement de 1994. Le processus de déforestation de ces espaces y était reconnu et dénoncé.


A ce jour, près de cinquante 54 municipalités (dont Paris, Lyon, Lille et Bordeaux), 3 communautés de commune (dont celles de Lyon et Lille), ainsi que 11 conseils généraux et régionaux, se sont engagés à renoncer aux espèces les plus gravement menacées et à n'utiliser que du bois local ou du bois certifié en provenance de forêts gérées durablement. Avignon et Istres montrent la voie pour la Provence.


Entant que responsable d’une collectivité publique, vous avez la possibilité d’agir dans le sens de la protection des forêts primaires : conformément à l’intérêt général, et en accord parfait avec l’esprit de la loi, vous pouvez exiger le respect de critères environnementaux lors de la passation des marchés publics. Vous avez la possibilité de demander le respect d’une écocertification garantissant la conformité du bois utilisé aux principes du Développement Durable (certification FSC, Forest Stewardship Council).


Il est plus qu’urgent d’agir ! Vous pouvez d’ores et déja donner les instructions nécessaires à vos services afin qu’Aix-en-Provence et le Pays d’Aix s’engagent sans délais, à recourir à du bois écocertifié.


Je me tiens naturellement à votre disposition pour vous donner de plus amples informations sur cette préoccupation de nos concitoyens, notamment dans le cadre d’un entretien.

Je vous prie de croire, Madame le Député-Maire, en l’assurance de ma considération distinguée.



Benoît PETIT

Délégué Départemental des Bouches-du-Rhône

Membre du Conseil National CAP 21

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Vendredi 29 octobre 2004

La Provence, Edition d'Aix, Jeudi 28 octobre 2004 - "Le mouvement d'écologie sociale, économique et politique 'CAP 21' adresse cette semaine une lettre ouverte au maire d'Aix afin qu'elle s'engage en faveur de la préservation des dernières 'forêts primaires'. La France est en effet le premier importateur européen de bois 'exotique' et contribue de ce fait au phénomène de déforestation de la planète, dénoncé en avril dernier par le Président de la République. Le délégué départemental de CAP 21 demande à Maryse Joissains-Masini d'inscrire des critères environnementaux lors de la passation de marchés publics, comme l'ont fait ses homologues de 54 villes en France, parmi lesquelles Paris, Lyon, Lille et Bordeaux. En Provence, Avignon et Istres se sont déja engagés à renoncer aux espèces les plus menacées et à n'utiliser que du bois local"

 
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Vendredi 29 octobre 2004

 MARSEILLE (AFP) - Le parc naturel régional de Camargue, dont l'organe de gestion avait été déclaré illégal, va pouvoir conserver son label et ses 36 emplois grâce à la création d'un syndicat mixte approuvée par les différentes collectivités concernées.

Le conseil général des Bouches-du-Rhône a été la dernière des quatre collectivités, après le conseil régional et les mairies d'Arles et des Saintes-Maries-de-la-Mer, à donner formellement son accord vendredi à l'adhésion à un syndicat mixte, ouvrant ainsi la voie à la création par arrêté préfectoral de ce syndicat.

 

Le texte sera signé mardi prochain, a déclaré le préfet de région Christian Frémont à l'AFP. L'étape suivante sera l'attribution par le gouvernement, en Conseil des ministres, du label parc régional.

 

Le GIP, créé en 2003 pour gérer le parc, un territoire de 86.000 ha où cohabitent 8.000 personnes, n'avait plus d'existence légale depuis une décision du Conseil d'Etat du 23 juin.

 

36 emplois et l'existence même du parc étaient en jeu si un syndicat mixte n'était pas créé au plus tard au 31 octobre, pour que le parc "rentre dans le droit commun". "On est passés très près de la catastrophe, et je suis reconnaissant aux partenaires d'avoir trouvé un terrain d'entente", a souligné M. Frémont.

 

Le parc de Camargue, situé sur les communes des Saintes-Maries-de-la-Mer et d'Arles, est financé essentiellement par des fonds publics.

 

La région en est le premier bailleur, apportant 600.000 euros par an pour les frais de fonctionnement, l'aide du conseil général devant monter à 300.000 euros par an.

 

70% du parc appartiennent à des propriétaires privés dont les Salins du Midi et 400 exploitants agricoles qui produisent essentiellement du riz. Les 30% restants sont partagés entre l'Etat, le Conservatoire du littoral et le département.

 

"Ce syndicat mixte, je voulais que ce soit l'Etat qui l'impose, car contrairement au GIP où tous étaient représentés, le syndicat ne rassemble que les collectivités et pas les habitants", a expliqué à l'AFP Michel Vauzelle, président PS du conseil régional. "Voilà pourquoi j'ai demandé au préfet d'accepter une convention passée avec les propriétaires et la création, à côté du conseil syndical, d'un conseil consultatif qui réunira les habitants", a ajouté M. Vauzelle.

 

Créé dans les années 70, le parc de Camargue était géré à l'origine par une fondation privée, dominée, selon ses détracteurs, par les grands propriétaires: les Salins du Midi, manadiers, éleveurs de chevaux et riziculteurs.

 

Cette fondation avait également été déclarée illégale, un organisme privé ne pouvant gérer un parc financé à 96% par des fonds publics.

 

Le parc abrite une riche faune, notamment 370 espèces d'oiseaux dont le célèbre flamand rose.
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