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Grande soirée-débat « Développement Durable connaît pas la crise »
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CAP21 PACA

CAP21, parti du Déveveloppement Durable affilié au Mouvement Démocrate vous invite à le rejoindre en PACA dans les différents départements :

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Vendredi 28 mars 2008

Les représentants de CAP21 Paris, parti fondateur du MODEM, seront présents à la marche vers l’Elysée organisée le samedi 29 mars par le collectif Ni Pauvres Ni Soumis pour soutenir la demande de réforme des ressources des personnes en situation de handicap ou ayant une maladie invalidante.

La baisse du pouvoir d’achat frappe de plein fouet les personnes handicapées qui se retrouvent dans des situations de plus en plus précaires en raison de la faiblesse de leurs ressources, de l’augmentation constante des prix des produits de première nécessité et de la participation croissante des malades aux dépenses de santé (franchises, participation forfaitaire).

La solidarité nationale doit prendre en charge cette détresse. C’est la raison pour laquelle CAP21, présidé par l’ancienne ministre Corinne Lepage appelle à l’organisation d’un grenelle du Handicap pour une refonte globale des dispositifs actuels et apporter des ressources décentes aux personnes concernées.

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Mardi 25 mars 2008

CAP21, parti écologiste présidé par l’ancienne Ministre de l’Environnement Corinne LEPAGE tient à exprimer son soutien au Réseau Sortir du Nucléaire suite à la mise en garde à vue de son porte-parole Stéphane Lhomme.

Cette mise en garde à vue et les pressions exercées depuis plusieurs mois sont extrêmement choquantes et disproportionnées. Le seul tort en effet de Stéphane Lhomme est d’avoir publié un document révélant la vulnérabilité du futur réacteur EPR en cas de crash suicide d’une avion de ligne afin de donner un éclairage au débat public sur les questions de sécurité entourant l’exploitation de centrales nucléaires.

CAP21 demande la libération du porte-parole du réseau « Sortir du nucléaire » et appelle à une véritable transparence de l’information dans le domaine du nucléaire pour décider des choix publics en toute connaissance de cause.
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Jeudi 20 mars 2008

Lors du sommet européen de mars 2007, les chefs d’Etat ont décidé de réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre (GES), de stimuler l’utilisation des énergies renouvelables à hauteur de 20% et d'augmenter l’efficacité énergétique de 20% d’ici 2020.

A la suite de ces engagements, la Commission a proposé, le 23 janvier 2008, un paquet de propositions législatives, notamment en ce qui concerne la révision du système communautaire d’échange de quotas de CO2, les biocarburants et la répartition de l’effort entre les Etats membres pour développer les renouvelables en prenant en compte le PIB des Etats.

Les chef d’Etat et de gouvernement ont confirmé, vendredi 14 mars, leur souhait d’aller le plus rapidement possible sous cette législature, notamment pour que l’UE puisse jouer un rôle de moteur et de leader dans la lutte contre le réchauffement climatique, notamment dans le cadre des négociations internationales qui se poursuivent sur « l’après-Kyoto. Un accord sur le paquet Climat-Energie pourrait être trouvé avant la fin de l’année 2008 sous la Présidence française

CAP21 manifeste cependant son inquiétude sur les négociations à venir. En premier lieu, la France, pour qui la Commission envisage de porter la part des énergies renouvelables dans la production énergétique à 23% d’ici 2020 a déjà manifesté son opposition à dépasser les 20% fixés dans le Grenelle de l’Environnement. En second lieu, les industries européennes à forte intensité énergétique exercent actuellement des pressions considérables sur la révision des quotas de carbone arguant des risques pour leur compétitivité dans un marché mondial où les contraintes environnementales et de réduction des gaz à effet de serre sont inégales.

Pour Eric DELHAYE, porte-parole de CAP21, « les négociations s’avèrent difficiles et risquent d’aboutir sur des compromis qui ne seront pas à la hauteur des enjeux réels de la lutte contre le réchauffement climatique. Il faut que la France porte des objectifs ambitieux lors de la présidence de l’Union Européenne au second semestre 2008 et mise sur la création de richesses et d’emplois portés par l’innovation, la recherche, l’investissement dans les nouvelles technologies de l’environnement. » Plutôt que d’accorder des exemptions aux industries européennes à forte intensité énergétique, il convient de tout mettre en œuvre pour négocier un accord international post-Kyoto ou en cas d’échec d’envisager la mise en place d’un mécanisme d’ajustement à la frontière pour lutter contre le dumping environnemental.

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Mardi 18 mars 2008

CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate exprime sa profonde indignation face à la répression sanglante orchestrée par les autorités chinoises contre les manifestants Tibétains et proteste vivement contre les atteintes à la liberté de la presse empêchée de couvrir les évènements en cours. La censure d’internet et des chaînes d’informations internationales, le brouillage des radios nous renvoient aux pires heures de la dictature

A l'heure où les protestations s'étendent à d'autres provinces de la Chine, CAP21 souhaite que la France, pays des Droits de l’Homme appelle à la mobilisation de la communauté internationale et de l'Union européenne pour mettre fin au "génocide culturel" dont sont victimes les populations tibétaines. Outre les appels stériles "à la retenue" formulés à l'endroit du gouvernement de Pékin, il est indispensable de diligenter des enquêtes indépendantes - sous l'égide des Nations-Unies pour faire la lumière sur les évènements en cours et prendre des résolutions adaptées.

Nul n'ignore les pratiques systématiques de tortures, de mauvais traitements, de détentions arbitraires, de répression des mouvements philosophiques et culturels ou encore de censure qui sont le quotidien des populations chinoises. Bien que signataire de nombreux traités et conventions en faveur du respect des Droits de l'Homme, la Chine continue de bafouer les principes élémentaires du droit international, dans l'indifférence totale du reste du monde.

Peut-on et doit-on continuer à parler des Droits de l’Homme entre la poire et le fromage, les intérêts économiques et financiers primant sur toute autre considération ? Incontestablement, la France qui prendra la présidence de l’Union Européenne pour le second semestre de l’année doit porter haut et fort les valeurs de l’Olympisme que sont la tolérance, le respect et la solidarité entres les peuples et les individus en adressant un message ferme à la Chine.

Dans ces circonstances, Corinne LEPAGE, présidente de CAP21 soutient la proposition de Reporters sans Frontières en appelant à un boycott politique de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques à Pékin, par solidarité avec les victimes des répressions.
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Vendredi 8 février 2008

Le 13 octobre dernier, CAP21, parti écologiste présidé par Corinne LEPAGE, fondateur du Mouvement Démocrate, exprimait de sérieuses craintes sur les contreparties négociées par la FNSEA pour la future loi sur les OGM. Après les espoirs suscités par le déclenchement de l’application de la clause de sauvegarde sur le maïs Mon 810, nos craintes se confirment et les engagements du Grenelle de l’Environnement semblent se lézarder sous les coups de butoir des parlementaires de la majorité et la pression des lobbies.

Le comité de préfiguration de la Haute Autorité n’est plus qu’un vague souvenir. Le Haut Conseil des Biotechnologies est repris en main par une scission entre scientifiques et société civile. Aux termes du projet de loi actuel débattu par les sénateurs, seul le comité scientifique émet un avis sur les demandes d’autorisation tandis que le comité de la société civile n’est autorisé qu’à émettre des recommandations sur la base de l’avis scientifique. Ainsi l’expertise pluraliste disparaît contrairement aux engagements du Grenelle. Sur un sujet qui demande une vision pluridisciplinaire et qui implique de prendre en compte les questions de toxicité humaine, d’impacts environnementaux, les effets généraux sur les écosystèmes, cette proposition des sénateurs va dans le sens d’une reprise en main par la technostructure. Ce Haut Conseil ne sera par ailleurs pas compétent pour définir les critères d’évaluation du risque ou les conditions techniques de mise en culture des OGM. Laissons cela aux mains des agrosemenciers et du Ministère de l’Agriculture !

Comme nous le redoutions enfin, ce texte organise l’impossible coexistence entre les cultures OGM, les cultures conventionnelles et bio. Le seuil communautaire d’étiquetage de 0,9 % devient par la rédaction des sénateurs un seuil de contamination permettant de légaliser la contamination de l’ensemble des cultures. Bien évidemment le projet n’engage pas la responsabilité des producteurs/détenteurs de semences sur les préjudices environnementaux et sanitaires d’une pollution génétique.

Si le projet de loi devait être adopté en l’état, nous assisterions à une régression sans précédent par rapport aux engagements actés lors du Grenelle de l’Environnement et défendus par Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet. Pour Eric Delhaye, porte-parole de CAP21, « ce torpillage en règle des sénateurs de la majorité ruine les efforts de ces derniers mois et la confiance risque d'être rompue avec le monde associatif et les écologistes. Nous continuerons à nous battre pour l’instauration d’un moratoire sur les cultures et les essais en plein champ tant que les conditions d’expertise et de responsabilité des producteurs n’offriront pas les garanties nécessaires attendues par les citoyens. »
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Dimanche 20 janvier 2008
Alpes-de-Haute-Provence

DIGNE-LES-BAINS - Frédéric SANTIAGO
MANOSQUE - Isabelle VERSCHUEREN

Alpes-Maritimes

ANTIBES - Edwige MADEC VERCNOCKE (chef de file)
MENTON - Philippe BRIAND
NICE - Hervé CAEL
CAGNES-SUR-MER - Jasmine CAVENEL
La TRINITE - Gilles RAINERO
PEYMEINADE - François DELETANG (Chef de file)
ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN - Christian BARNASSON
SAINT-LAURENT-DU-VAR - Cédric AUGUSTIN
VENCE - Loïc DOMBREVAL

Bouches-du-Rhône

MARSEILLE - Jean-Luc BENNAHMIAS
Marseille 1er secteur - Childeric MULLER
Marseille 2ème secteur - Florence BISTAGNE
Marseille 3ème secteur - Christophe MADROLLE
Marseille 4ème secteur - Jean-Luc BENNAHMIAS
Marseille 5ème secteur - Patrick ZAOUI
Marseille 6ème secteur - Jeanne NOBILE
Marseille 7ème secteur - Mohamed LAQHILA
Marseille 8ème secteur - Said AHAMADA
AIX-EN-PROVENCE  - François-Xavier de PERETTI
ALLAUCH - Maurice ATTIAS (chef de file)
ARLES - Catherine LEVRAUD
GARDANNE - Bruno AMIC (chef de file)
ISTRES - Pierre GARCIA (Chef de file)
PORT-DE-BOUC - Bruno CIPRIANI
CANNES - Pascale VAILLANT (chef de file)
GRASSE - Stéfano CARNAZZA (chef de file)
VALLAURIS - Christian JOUANNET (Chef de file)
FOS-SUR-MER - Jean FAYOLLE
La CIOTAT - Geneviève BOISSIER (chef de file)
MARIGNANE - Nadège AUDOUCET (chef de file)
VENTABREN - Nathaniel MAGNAN (chef de file)
AUBAGNE - Jean-Marie ORIHUEL
MARTIGUES - Jean VISTE
SALON-DE-PROVENCE - Claude CORTESI
VITROLLES - William CARRULA


Var

DRAGUIGNAN - Jean-Pierre PORTHERET
TOULON - Bruno RAVAZ
HYERES - Jean DONZEL
La SEYNE-SUR-MER - Nathalie BICAIS (chef de file)
Le PRADET - Jean-Louis SAVARIN
SANARY-SUR-MER  - Ferdinand BERNHARD (Maire sortant)

Vaucluse

AVIGNON - Patrick GONTARD
ORANGE - Didier BEX (chef de file)
PERNES-LES-FONTAINES - Annie REY (chef de file)
BOLLENE - Michel DI VITA
CARPENTRAS - Marc DEDIEU (chef de File)
L'ISLE-SUR-LA-SORGUE - Laurence GARINEAU
PERTUIS - Jean STANLEY (chef de file)
VALREAS - Myriam Henri CROS (chef de file)



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Jeudi 17 janvier 2008

logo-modem.jpg
Jean-Luc Bennahmias
pour Marseille,

François-Xavier De Peretti pour Aix-en-Provence,

Jean-Marie Orihuel pour Aubagne,

 

 

Vous convient à une soirée festive de toute la famille démocrate, des militants et des sympathisants des Bouches-du-Rhône, le 26 Janvier 2008 à partir de 19h, au Domaine du Gem (Gemenos) autour d’un grand apéritif dînatoire dans une ambiance musicale.

 

                              Réservation obligatoire                            
  Par mail : mouvementdemocrate13@yahoo.fr 

Ou tel: Michelle 04 42 32 27 03  (10h-18h)

   Nathalie 06 17 58 81 63

 

Participation 10€

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Samedi 12 janvier 2008

L’Institut Français de l’Environnement vient de publier son dernier rapport sur l’état de la contamination des eaux par les pesticides à partir de mesures effectuées au cours de l’année 2005 dans les cours d’eau et les nappes souterraines.

Ces données confirment comme d’habitude la dégradation des masses d’eau par les produits phytosanitaires. Aucun fleuve, aucune rivière, aucun cours d’eau ne semble aujourd’hui épargné par la présence de molécules toxiques (91 % des points de mesure des cours d’eau détectent des pesticides) tout comme 55 % des points de surveillance des nappes souterraines.

Les niveaux de contamination sont significatifs : 36 % des points de mesure en eaux de surface ont une qualité moyenne à mauvaise et 25 % des points de mesure en eaux souterraines ont une qualité médiocre à mauvaise.

Pour les eaux souterraines, entre 25 % et 45 % des stations ont une qualité médiocre à mauvaise pour l’usage eau potable et nécessiteraient un traitement d’élimination des pesticides si elles étaient exploitées. Malheureusement, l’Etat n’est pas encore en capacité d’évaluer séparément la contamination des nappes superficielles et celle des nappes plus profondes, en théorie plus protégées. Pour ces dernières, la contamination représente souvent de plus graves conséquences sur le plan patrimonial et pour la ressource en eau potable et il importe d’avoir un état des lieux précis sur cette question.

Pour Eric DELHAYE, porte-parole de CAP21, la France est assise actuellement sur une bombe à retardement car la dégradation des eaux est lente et inexorable. Des modélisations établies par la communauté scientifique montrent ainsi la lenteur des transferts des produits chimiques vers un aquifère et des temps de dégradation qui se comptent en plusieurs dizaines d’années voir plus d’un siècle après leur emploi.

CAP21 déplore que le plan interministériel de réduction des risques lié aux pesticides présenté le 28 juin 2006 ne soit pas de nature à enrayer cette évolution.

Seule la mise en place d’une politique de soutien à l’agriculture biologique et aux systèmes de production intégrées apparait véritablement efficace pour supprimer ou réduire l’utilisation des pesticides de synthèse comme le proposait un rapport INRA/CEMAGREF publié en 2005. Cette politique pourrait être complétée par l’instauration d’une taxe suffisamment dissuasive sur les pesticides calquée sur l’expérience danoise et la protection immédiate de champs captants stratégiques pour la production d’eau potable.

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Samedi 12 janvier 2008

CAP21 parti écologiste présidé par l’ancienne ministre Corinne LEPAGE, s’indigne des propos du président de l’Assemblée Nationale, Bernard ACCOYER contestant l’avis de la Haute autorité sur les OGM.

Mr ACCOYER serait bien inspiré de relire la charte de l’environnement et de s’interroger sur l’application du principe de précaution.

Depuis plusieurs années, les associations écologistes et plusieurs scientifiques alertent les autorités et l’opinion sur les risques que certains types d’OGM font peser pour l’environnement et/ou la santé sans être entendus.

La Haute autorité sur les OGM dont la composition est plus équilibrée que l’obscure Commission du Génie Biomoléculaire qui siégeait auparavant au sein du Ministère de l’Agriculture reconnaît enfin les incertitudes qui pèsent sur l’impact environnemental et sanitaire du maïs Mon810.

Il n’a y a là aucune politique spectacle ou un quelconque obscurantisme des membres de la Commission mais bel et bien l’expression d’un doute, la base même du progrès scientifique.

Cet avis était attendu depuis longtemps et CAP 21 se réjouit qu’enfin la transparence soit de mise et le débat posé.

Pour autant, les pressions exercées auprès des parlementaires et du gouvernement par certains syndicats agricoles et la profession agro-semencière n’ont jamais été aussi fortes et appellent donc à faire preuve de la plus grande vigilance , pour Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21.

CAP 21 demande au gouvernement de mettre en œuvre la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON801 auprès de la Commission Européenne et d’améliorer sensiblement le projet de loi sur les questions d’expertise, de transparence des études, de responsabilité, du droit à produire

CAP21 espère que le gouvernement va mettre en oeuvre la clause de sauvegarde sur la culture du maïs MON810 auprès de la Commission Européenne.

Par ailleurs, CAP 21 espère que le report va être mis à profit pour améliorer sensiblement le projet de loi dans le sens d’une transparence sur les études sanitaires et environnementales, d’une expertise réellement contradictoire, d’un régime de responsabilité clair et du droit à produire et consommer sans OGM.
Eric Delhaye, porte-parole de CAP 21

 

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Jeudi 10 janvier 2008

Les études toxicologiques sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) seront-elles ouvertes aux experts indépendants ? Le dossier de sécurité du réacteur nucléaire EPR sera-t-il transparent ? Les dangers des relais téléphoniques et des bornes Wi-Fi seront-ils discutés sans contraintes ?

Si les propositions du groupe dirigé par Corinne Lepage sont adoptées, la réponse à ces questions pourrait être positive. Dans le cadre du "Grenelle", l'ancienne ministre de l'environnement s'est vu confier, en novembre 2007, par Jean-Louis Borloo, le ministre de l'écologie, une mission de réflexion sur la gouvernance de ce domaine.

Lundi 7 janvier, Mme Lepage a diffusé son rapport d'étape, pour nourrir discussions et auditions qui conduiront au rapport final fin février. Celui-ci devrait alimenter le projet de loi-cadre sur l'environnement qui, selon la lettre de mission de M. Borloo, "sera soumis au Parlement au cours du premier trimestre 2008". Les propositions du rapport modifieraient profondément le régime de l'information et de la responsabilité environnementales, si elles étaient mises en oeuvre.

Mme Lepage s'est appuyée sur l'engagement de Nicolas Sarkozy dans son discours du 25 octobre 2007 : "Nous allons donc créer un droit à la transparence totale des informations environnementales et de l'expertise, avait affirmé le président de la République. Toutes les données, sans exception, seront désormais communicables, y compris sur le nucléaire et les OGM. Les seules limites seront le secret de la vie privée - beaucoup à faire dans ce domaine -, la sécurité nationale et les secrets industriels." La mission propose donc "une mise à disposition active des informations", telle que l'on passe "d'un droit à la communication pour les particuliers à une obligation d'information des autorités publiques".

Cela pourrait se faire en modifiant quelques dispositions du code de l'environnement, en redonnant à l'Institut français de l'environnement (IFEN) une autonomie d'action pour la collecte et la mise à disposition des données et en renforçant la commission d'accès aux documents administratifs (CADA).

Il faudrait aussi, en s'inspirant des réglementations britannique et américaine, limiter le champ du secret industriel. Celui-ci "ne pourrait être invoqué pour dissimuler des conséquences négatives, pour la santé ou l'environnement, connues de l'entreprise". L'exemple des OGM, où des études toxicologiques ont été retenues au nom du "secret industriel", inspire particulièrement cette proposition.


"LANCEURS D'ALERTE"


La mission propose aussi de créer un statut des "lanceurs d'alerte", afin de protéger ces scientifiques ou employés d'entreprise qui avertissent le public des dangers éventuels d'une activité particulière. En ce qui concerne l'information du consommateur, le rapport suggère d'élargir la mention de la consommation d'énergie à un grand nombre de produits et d'encadrer plus strictement la publicité.

Mme Lepage veut aussi renforcer l'indépendance des journalistes à l'égard des contraintes économiques en proposant "que l'organisation capitalistique des médias, qu'ils soient audiovisuels, écrits ou informatiques, puisse être régulièrement rappelée au public". En effet, "des considérations économiques peuvent entrer en ligne de compte dans le choix des sujets de société, dans la manière dont ils sont présentés, sans que le public non averti le sache".

Le droit de la responsabilité environnementale est aussi exploré. Mme Lepage juge nécessaire de "formuler un principe général de responsabilité des sociétés mères du fait de leurs filiales". Il s'agit de faire en sorte que des entreprises puissent être poursuivies pour les atteintes à l'environnement commises par leurs filiales dans des pays du Sud, où le droit des citoyens est moins bien défendu qu'en Europe.

Hervé Kempf
Article paru dans l'édition du 09.01.08.
Le Monde
par Délégation Régionale CAP 21 PACA publié dans : Revue de presse / Dépèches
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